Dans une lignée identique à celle de Majestica, les suédois de Mad Hatter ont sorti un troisième album bien plus abouti que ses prédécesseurs ! « Oneironautics » saura vous satisfaire si vous aimez le Power Metal du confrère Tommy Johansson dont la source d’inspiration est similaire chez Mad Hatter !
Mad Hatter, en parallèle avec Majestica
Fondé en 2017 par le chanteur Petter Hjerpe, Mad Hatter joue du Power Metal tout à fait ordinaire, où l’inspiration de grands noms allemands tels que Helloween, Gamma Ray, Edguy ou Freedom Call saute aux yeux. Le style néo-classique propre aux groupes de Power finlandais comme Stratovarius ou Sonata Arctica a également sa place.
Petter Hjerpe est aussi le chanteur de Morning Dwell, mais il est aujourd’hui surtout connu pour son poste de second guitariste chez Majestica. Mad Hatter, littéralement le « Chapelier Fou », en référence à Alice au Pays des Merveilles, a justement pour sujet de paroles le fameux conte de Lewis Caroll.
En parallèle avec Majestica, les influences majeures de Mad Hatter ressortent à 100%. La différence règne surtout chez Majestica dont l’authenticité de Tommy Johansson a permis au groupe d’acquérir une personnalité distincte.
L’influence finlandaise évidente
« Oneironautics », troisième album de Mad Hatter, marque un léger tournant pour le groupe. En effet, là où les deux premiers opus pouvaient être caractérisés de simples albums de Power, le dernier se distingue par une évolution musicale notable. Les morceaux s’apprécient davantage et se retiennent aisément. La qualité est au rendez-vous.
Après une courte introduction éponyme digne d’un film de Tim Burton, le titre « Lord of Dragons » démarre l’album de façon dynamique et celui-ci nous rappelle grandement Stratovarius ou les débuts de Sonata Arctica. Entre un Power Metal énergique, mêlé d’un synthé naviguant entre sons Pop et clavecin, difficile de ne pas en faire allusion.
Cela continue encore avec « Death in Wonderland », où l’on retrouve les mêmes ingrédients. On notera que dans les couplets, Petter Hjerpe use d’un timbre vocal proche de celui de Kai Hansen hurlant avec rage dans les aiguës, jusqu’à retrouver une voix plus cristalline sur le refrain (dont le début fait vachement penser à « Lay All Your Love on Me » d’ABBA !).
Et ce n’est pas fini ! Le morceau suivant « I Will Find My Way » continue de puiser son inspiration dans la personnalité unique des maîtres Stratovarius. On retrouve ici le plaisir d’un duel de solos entre synthé et guitare, sans oublier un refrain épique nous donnant la pêche.
L’influence allemande inévitable
Comme tout bon groupe de Power qui respecte, pour la plupart d’entre eux l’influence des pionniers Helloween est plus qu’inévitable. S’inspirer d’autres confrères du berceau d’origine comme Gamma Ray, Blind Guardian ou Freedom Call s’avère également très probable pour beaucoup.
La puissance de « Our Fears In Towe » est digne de cette énergie supersonique que l’on retrouve du côté de Helloween ou Edguy, de même que le refrain mélodique continuellement chanté dans les aiguës peut être propre à Michael Kiske.
Mad Hatter met en avant à haut niveau ses influences majeures, après les maîtres finlandais, c’est au tour des dieux allemands ! Le titre « The Witches of Blue Hill » joue sur la théâtralité en mélangeant une musique Power Metal pur jus ainsi qu’un caractère dansant de musique de cirque. Cela aurait clairement pu se retrouver sur une œuvre de Tobias Sammet avec Avantasia.
Vous l’avez compris, on pourrait énumérer sans cesse les diverses influences de Mad Hatter, mais on ne s’arrêtera pas sans avoir mentionné « Fire in My Heart », un hymne de Power Metal pur jus qui reste en tête dès la première écoute. Un refrain mémorable, une transmission d’énergie tout le long du morceau, un thème authentique, bref tout ce qu’on aime dans le Power ! Et cet hymne conclut glorieusement l’album et promet une belle progression vers l’avenir pour Mad Hatter qui, bien qu’encore coincé dans ses nombreuses influences, joue du Power Metal avec brio.


