
Winter’s Verge sort son cinquième album studio. Intitulé « The Ballad of James Tig », cet album concept est produit par le label Pride & Joy Music et s’annonce comme une nouvelle étape pour le groupe Chypriote. Composé de neuf chansons, cet album est une réussite et plaira au fans du genre. Décryptage…!
Tout d’abord, un petit rappel…Winter’s Verge, c’est un groupe qui nous vient tout droit de la petite île de Chypre ! La formation voit le jour en 2003 et sort son premier album, « Another Life…Another End » en 2006. Avec 15 années d’activités musicales, 4 albums studios et 3 EPs, nous avons affaire à une formation expérimentée. Alternant entre le Power Metal symphonique et le mélodique, Winter’s Verge est doté de membres pour le moins talentueux.
Au chant et à la composition, nous trouvons George Charalambous. Sa voix grave et mélodieuse colle parfaitement avec l’orientation du groupe : des chansons épiques, une musique qui varie dans les tonalités, une production des plus sérieuses et à l’efficacité certaine. Pour ce qui est des autres membres, nous retrouvons aux guitares Deniel Pavlovsky et Savvas Parperi, Miguel Trapezaris à la basse, Stavry Michael au clavier et enfin Danny Georgiou à la batterie.
Sur cet album, Winter’s Verge se distingue particulièrement par la qualité de ses compositions. Globalement, aucunes chansons n’a été délaissée par George Charalambous. La plupart des titres sont longs. « It Begins », qui ouvre l’album, dure 7 minutes et annonce clairement la couleur : une aventure mélodique, un chant épaulé par des chœurs, et une construction musicale intelligente. Les titres se décomposent et évoluent avec un rythme inquiétant et sombre. Stavry Michael au clavier ne fait pas de la simple figuration, ses notes portant l’ensemble de la tracklist. « Thousand Souls » a un côté d’avantage Heavy, avec sa mise en avant de la batterie et de la voix guerrière et saccadée de George Charalambous. On adore..! Seule « Timeless » ressort comme un titre peut-être un peu plus faible : une balade en manque de rythme, assujetti à l’ennui…
Dans le milieu, Winter’s Verge n’est pas une référence. Pourtant, cet album a tout d’une réussite. La collaboration entre les Chypriote et leur label Pride & Joy Music fonctionne et ne cesse de démontrer l’efficacité de la maison de disque allemande dans le domaine du Power Metal (Operus, Terra Atlantica, Mentalist, Season Of Dreams…)
Les deux chansons à retenir :
- « I Accept » : Premier titre présenté par le groupe, sa construction est épique et mélodique. L’auditeur progresse au fil des notes aux tendances de plus en plus inquiétantes, avec un clavier et une reprise de rythme prenant.
- « The Sea » : Avec ses 8 minutes, ce titre débute sur un tempo calme et une musique symphonique. Puis, le rythme s’emballe, et une voix féminine prend le relais de George Charalambous. D’un point de vu musical, on croirait entendre une musique de film d’aventure. Une belle réussite…!
C’est pour vous si…
- Vous voulez du bon son symphonique, avec un groupe qui bosse ses morceaux et ses structures.
- Vous aimez l’utilisation récurrentes des claviers.
Ce n’est pas pour vous si…
- Vous êtes plutôt « Team Heavy ».
- Vous voulez des chansons aux rythmes légers et sautillants.

Sortie : 11 septembre 2020
Label : Pride & Joy Music
Genre : Power Metal symphonique
01. It Begins
02. A Thousand Souls
03. Dead Reckoning
04. Timeless
05. Khilagorak
06. I Accept
07. Blood On The Foam
08. The Sea
09. The Ballad Of James Tig


