Encore et encore inspiré, sans jamais s’arrêter, Hammer King revient en moins d’un an avec un nouvel album à nouveau réussi. Rien ne semble arrêter le puissant marteau du groupe qui secoue nos esprits d’hymnes mémorables avec « Make Metal Royal Again » qui surpasse de façon remarquable ses aînés !
Hammer King, la nouvelle référence Heavy/Power allemande ?
Déjà de retour avec un septième album, on ne les arrêtera donc jamais ! « Make Metal Royal Again » est le quatrième album du groupe qu’on chronique sur notre site, on ne présente plus Hammer King, c’est un groupe que l’on suit depuis un long moment et il semblerait qu’ils soient bien partis pour être la nouvelle référence allemande du Heavy/Power.
Idem, on ne présente plus le Power Metal en Allemagne, le genre est né là-bas, plus de secrets. Les origines du Power étaient celles qu’on appelait autrefois « Speed mélo’ » avec Helloween, puis Gamma Ray. Au fil des années, toutes les variantes du genre ont eu leur place dans le pays, mais le Heavy/Power guerrier façon Hammerfall a toujours été peu commun. On a pu retenir Majesty qui a rendu les armes il y a deux ans, mais désormais Hammer King semble détrôner ses confrères.
Pas le temps de chômer, bonne idée ?
Hammer King grandit, confectionne son marteau de façon à le rendre plus puissant, plus impressionnant même, et pour ça le groupe ne chôme pas, toutefois est-ce une bonne idée ? On pourrait considérer ça comme de la précipitation concernant la production d’albums mais pour ce qui est d’Hammer King, c’est loin d’être le cas !
On a pu le voir sur les albums précédents, le groupe allemand joue du Heavy/Power aux riffs puissants dont les refrains font ressentir en nous les guerriers que nous sommes. Hammer King fait très bien, surtout depuis l’album au nom simple de « Hammer King », la voix de Titan Fox V évolue et arrive à convaincre de plus en plus, les chœurs guerriers sont entraînants, les musiciens savent très bien jouer, bref ils maîtrisent la recette à perfection.
L’album démarre avec « King for a Day », qui avait fait office de second single, et une intro de batterie qui rappelle « Painkiller » des rois du Heavy traditionnel Judas Priest. Le tout progresse vers des chœurs épiques guerriers mêlés d’une ambiance Heavy/Power jusqu’à un refrain simple en paroles mais efficace à retenir. Le solo n’hésite pas aussi à puiser dans une ambiance légèrement orientale qui rappelle « Kings of Arabia » de l’opus précédent « König und Kaiser ».
Hammer King ne chôme pas non plus sur les recherches d’originalité, esquivant avec brio un Heavy/Power redondant, quelque chose que le groupe réussit bien depuis « Kingdemonium ». « Schlaf Kaiser schlaf », avec Steffi Stuber de Mission In Black en tant que guest, reprend la mélodie de la berceuse allemande « Schlaf Kindlein Schlaf » pour la transformer en un véritable morceau de Power. Même les couplets rappellent « Frère Jacques » pour vous dire ! On pourrait considérer ce titre comme un plaisir coupable mais non ça marche très bien.
Le Heavy/Power de nouveau rendu royal
Le groupe arrive aisément avec ce nouvel opus à varier ces morceaux, le titre de l’album porte bien son nom. Le titre éponyme qui a fait office de premier single est dans la veine des maîtres allemands du Power Helloween par ses couplets en son clair et son refrain proche du style de Kai Hansen. De quoi faire un tabac lors des concerts à venir.
Le Heavy/Power est de nouveau rendu royal, comme quoi encore une fois, l’album porte bien son nom ! On y retrouve toutes les variantes. Dans un style un peu plus Speed, « Hammerschlacht » et « Kneel Before the Throne » vont user de riffs un peu plus brutaux même si l’on distingue le premier mentionné par son intro acoustique. Il en est de même pour « For Crown and Kingdom » et « Hell Awaits the King » où les chœurs guerriers prennent ici le dessus sur des refrains mélodiques.
Dans une ambiance plus mid-tempo, « Major Domus » fait bouger nos têtes jusqu’à gueuler des « hey » en même que les chœurs durant le refrain. C’est typiquement Hammerfall ici, de même pour « Hoheitsgebet » et ses changements de tempo entre couplets et refrains où ces derniers rappellent le groupe suédois.
Mais la cerise sur le gâteau revient à « The Last Kingdom » qui, après une introduction sous forme de prière qui rappelle étonnamment Powerwolf, évolue avec un riff Speed surpuissant, un refrain mélodique et guerrier à la fois qui se chante rapidement tellement il se retient, des chœurs épiques et des solos supersoniques. La prière d’intro refait surface après les solos jusqu’à revenir vers le refrain une dernière fois, avant de terminer avec une fin acoustique où la voix de Titan Fox V et les chœurs guerriers se combinent à merveille. De quoi conclure le morceau avec maestria et donc tout l’album aussi au passage !


