Nanowar Of Steel en concert à Paris 2023

Nanowar Of Steel a interprété un show à la manière d’une pièce de théâtre totalement déjantée !

Le 3 mai 2023, Nanowar Of Steel a fait vibrer la péniche du Petit Bain de Paris en laissant derrière nous un souvenir heureux rempli d’humour et de bières !

Tragedy, la parfaite synchronisation entre Disco et Metal

Alors que Frozen Crown a ouvert pour Nanowar Of Steel durant la première moitié de la tournée, un groupe américain nommé Tragedy a pris la relève des jeunes italiens pour ce qui est des dates restantes.

Laissant penser qu’il s’agit d’un groupe de Glam Metal par leur look, les membres de Tragedy reprennent avec humour des tubes Disco version Metal ayant obtenu un franc succès, en se qualifiant de « Heavy Metal Tribute to the Bee Gees and more ».

Une fois les projecteurs éteints, le show démarre par une reprise spectaculaire des Bee Gees : « Tragedy » (de quoi bien permettre au groupe de se présenter) entraînant le public par une envie de chanter le refrain ou même de sauter à plusieurs reprises sur le rythme de la musique.

Le concert s’est enchaîné de la même manière avec des reprises toutes autant maîtrisées les unes que les autres. Cela pouvait être « You’re the One that I Want » du film Grease, « Gimme! Gimme! Gimme! (A Man After Midnight) » de ABBA, ou encore « I’m So Excited » des Pointer Sisters pour ne citer que celles-ci. Quoiqu’il en soit, le plaisir de les écouter était au rendez-vous.

La pointe d’humour du groupe s’est particulièrement faite ressentir sur la reprise « It’s Raining Men » des Weather Girls où le groupe a introduit la musique par le riff de « Raining Blood » de Slayer. Un contraste réussi et drôlement bien mené. L’interprétation du dernier titre du show « Y.M.C.A. » des Village People a aussi gagné son pari en faisant pratiquer des métalleux la chorégraphie emblématique de la chanson.

Que vous aimez secrètement la Disco ou que vous ayez une aversion pour ce genre, Tragedy a su satisfaire ces deux regroupements de fans en un seul et même public Metal ayant partagé le même plaisir de voir le groupe en concert.

Nanowar Of Steel, une performance parodiquement remarquable

Après avoir ouvertement dansé et ri sur la musique de Tragedy, le public était fin prêt à accueillir comme il se doit, avec le même entrain et la même énergie, Nanowar Of Steel.

Un écran s’allume avec le titre du dernier album « Dislike to False Metal » marqué en gros, une voix grave et robotisé faisant penser à Dark Vador répète plusieurs fois le titre, et, soudain, les musiciens arrivent et commencent à jouer « Sober ». Pas le temps de respirer, la bonne ambiance festive a lieu d’emblée sous les verres de bières levés coulant à flots. Le public saute de joie et rit aux images extravagantes (la préparation d’un thé dans une casserole ou encore une pomme découpée) diffusées sur l’écran.

Ce type d’images autant absurdes les unes que les autres, différentes à chaque morceau, colle bien à l’ambiance du concert à tout moment. Cela marche également quand on retrouve les images du clip de la chanson jouée sur l’instant. Que ce soit « The Call of Cthulhu » ou encore « Winterstorm in the Night ».

Comme on le sait déjà, Nanowar Of Steel aime varier les genres musicaux à travers ses morceaux, c’est également le cas en concert où l’on ne retrouve pas que des titres de Power Metal. Le groupe arrive à naviguer d’une ambiance à une autre tout en gardant le même état d’esprit du début à la fin. Sans chercher de logique en terme de transition, les musiciens arrivent à conserver la même ambiance festive en enchaînant brillamment « Disco Metal » et le tube « Norwegian Reggaeton » où le public a chanté en chœur le refrain devenu culte.

Nanowar Of Steel est allé encore plus loin sur le plan de l’autodérision en tentant de faire un « Wall of Love » : une reprise basée sur le titre « Careless Whisper » de George Michael où le groupe a mené un Wall of Death aux antipodes des règles de celui-ci. Le public s’est séparé en deux et, au lieu de partir en pogo, les deux moitiés se sont rentrées dedans pour se faire un gros câlin.

La France a également eu une opportunité ce soir-là d’entendre une version de « Belle », tirée originellement de la comédie musicale « Notre-Dame de Paris », avec des paroles réarrangées telles que « J’ai retrouvé avec des ours dans le cul, et moi tout heureux de la voir toute nue ». Un hommage, court mais intense, à la France ayant fait la transition parfaite avec l’excellent « …And Then I Noticed that She was a Gargoyle » où la mise en scène du dialogue entre les des deux chanteurs était digne d’une pièce de théâtre.

Pour ce qui est des reprises, on peut aussi mentionner « Odino and Valhalla » où le groupe s’amuse à reprendre et à combiner divers éléments de morceaux déjà existants comme le thème culte du film Le Bon, la Brute et le Truand, mélangé à une parodie de « Another Brick in the Wall » de Pink Floyd, ou encore la combinaison d’une version Metal de la « Lambada » de Koama avec la phrase « you wanted to » du titre « Chop Suey! » de System Of A Down.

Précédé d’une courte introduction humoristique du groupe en français par le bassiste Gatto Panceri 666, Nanowar Of Steel a interprété « The Quest for Carrefour » où, juste avant, le parolier français a raconté l’histoire du groupe perdu dans un magasin Carrefour à chercher désespérément de la sauce Barbecue. Une belle parodie aux atmosphères Power Metal avec des images du logo Carrefour et de Sauce Barbecue à l’écran.

Tandis que c’était déjà le rappel du groupe, le public bouillonnait et en redemandait encore. La douce mélodie de « Pasadena 1994 » s’est alors faite entendre et le show continuait. Les images de la Finale de la Coupe du Monde de 1994 étaient diffusées sur l’écran et, au moment du penalty, le chanteur a fait chanter joyeusement le public à chaque but marqué pour l’Italie. Au moment de la défaite, les musiciens ont communiqué, de façon ironique, qu’il fallait pousser un cri de guerre.

Le concert étant presque terminé, Nanowar Of Steel a conclu son show en enchaînant « La Polenta Taragnarock » et le splendide « Valhalleluja » où une petite table en bois a défilé dans le public, de quoi rester dans cette thématique déjantée de la soirée jusqu’au bout.

Nanowar Of Steel a interprété à la manière d’une véritable pièce de spectacle remplie d’autodérision, un concert théâtral naviguant d’un climat à l’autre tout en conservant le caractère des musiciens. Même pour remercier son public, les membres ont salué en étant face à son audience mais aussi en étant dos à cette dernière. Le groupe s’est également amusé à danser et sauter partout sur la scène. De quoi fermer joyeusement les rideaux de la scène en restant dans le thème de l’humour jusqu’au bout.

Résumé

Setlist :
1. Sober 2. The Call of Cthulhu 3. Winterstorm in the Night 4. Il cacciatore della notte 5. Wall of Love 6. Odino and Valhalla 7. Belle 8. ...And Then I Noticed that She was a Gargoyle 9. Disco Metal 10. Norwegian Reggaeton 11. Armpits of Immortals 12. Uranus 13. The Quest for Carrefour 14. Pasadena 1994 15. La Polenta Taragnarock 16. Valhalleluja
BenPMF
BenPMF
Musicien à ses heures perdues passionné de Power, les mélodies et orchestrations épiques illuminent son bonheur. Ce barde des temps modernes puise son inspiration du côté de Helloween et de Gamma Ray sous un air joyeux de Freedom Call. Son univers s’élargit aussi autour des contrées imaginaires de Stratovarius, Dragonforce, Avantasia, Rhapsody, Blind Guardian… Et bien d’autres encore !