Nanowar Of Steel – Dislike to False Metal

Nanowar Of Steel de retour avec un nouvel album déjanté

Toujours aussi déjantés, toujours aussi drôles, toujours autant de conneries à raconter mais surtout, toujours aussi créatifs et bons musiciens ! Les italiens de Nanowar Of Steel sont de retour avec un album varié entre des musiques diverses par leur style et par leurs paroles mêlées d’auto-dérision. 

Nanowar Of Steel, la référence parodique n°1 dans le monde du Power Metal

Avant les années 2000, le Metal, en général, n’avait jamais croisé le monde de la parodie ou bien de l’humour dans son sens le plus large. Dans le monde de la musique, l’humour semblait être réservé principalement aux comédies musicales ou aux humoristes faisant également de la musique comme Les Inconnus. Alors qu’en France, un groupe nommé Ultra Vomit s’est décidé de vouloir jouer du Metal dit « parodique » par des thèmes de chansons absurdes, les italiens de Nanowar Of Steel se sont lancés en ayant la même idée en tête. Toutefois, ces derniers s’orienteront plus vers une de parodie dans un style entre du Power et du Heavy.

Connu à l’origine pour parodier le grand groupe de Heavy traditionnel Manowar, Nanowar Of Steel a évolué vers un répertoire très large et diversifié entre du Power et des musiques du monde. L’influence Power vient évidemment de Rhapsody/Rhapsody Of Fire (d’où le changement de nom du groupe en y ajoutant « Of Steel ») et de Blind Guardian par rapport aux diverses sonorités reprises dans les musiques du groupe. Nanowar Of Steel est, donc, rapidement devenu la référence parodique n°1 du Power Metal.

Après tant d’années, parodier le Power Metal reste une tradition pour le groupe

Déjà le sixième album pour Nanowar Of Steel, et le groupe ne semble pas avoir perdu son sens de l’auto-dérision autour du Power Metal. La parodie se retrouve d’emblée dès le premier morceau de l’album : « Sober ». Un titre accrocheur reprenant l’univers pirate d’Alestorm par ses sonorités et son synthétiseur au son de l’accordéon. Les paroles vont également à l’encontre d’Alestorm en mettant en avant des pirates sobres buvant surtout du thé et du milkshake. Quand on pilote un navire on doit aussi faire attention à être négatif à l’alcootest on dirait !

La parodie de groupe atteint son paroxysme avec « Pasadena 1994 », un morceau dans la pure veine de Sabaton en collaboration avec Joakim Brodén lui-même. Nanowar Of Steel reprend clairement les codes du groupe par son style tout en déformant, évidemment, les paroles. Ici, le champ de bataille est un match de foot où gagner le tournoi est primordial. Un triste hommage à l’équipe italienne ayant perdu la Coupe du monde au penalty en 1994.

Concernant la parodie de Power à son état pur, comment ne pas évoquer le final « The Power of Imodium » ? Un morceau qui démarre dans l’esprit Power Symphonique de Rhapsody par des orchestrations épiques en fond, ainsi qu’une guitare électrique aux mélodies rapides et virtuoses. Son refrain entraînant et mémorisable s’inscrit aussi dans les codes d’un bon morceau de Power. Parmi tous ces éléments, on rira bien de la trompette prenant le relais de la guitare électrique durant l’introduction, sans compter qu’elle continue en reprenant le solo de « It’s a Hard Life » de Queen. Toujours dans la continuité de Queen, on rira également de la parfaite transition aux chœurs puissants à la manière de « Bohemian Rhapsody » version Power, et ses paroles extravagantes : « I’m just a poor boy with a diarrhea bout ». On notera, enfin, dans ce passage des paroles chantées dans différentes langues dont une ligne en français interprétée par Fétus d’Ultra Vomit : « J’ai la diarrhée, j’ai mal au cul ».

La parodie à travers de nouveaux horizons

Parodier à travers de nouveaux horizons musicaux ne date pas d’hier. Souvenez-vous de « Norwegian Reggaeton », cette parodie mélangeant un tube de l’été et l’univers de la culture norvégienne ! Nanowar Of Steel recommence ici un titre façon tube de l’été dans un style plus orienté Pop : « Protocols (Of the Elders of Zion) Of Love ». Des paroles humoristiques en lien avec l’actualité informatique et technologique. On remarquera, bien entendu, les références à Céline Dion par la dernière phrase du refrain : « I see you my HAARP will go on », ainsi qu’à Survivor où le groupe a repris la mélodie de « Eyes of the Tiger » durant le pont.

Chaque titre de cet album se distingue alors par des sonorités uniques et loufoques. Par exemple, « Disco Metal » reprend des éléments de musique Disco et électro, combinant une ambiance boîte de nuit avec une instrumentation Metal rapide. On peut également mentionner « Chupacabra Cadabra » qui démarre en reprenant la batterie de « Painkiller » de Judas Priest, tout en dérivant vers une musique de Mariachi joyeuse et festive. Des sonorités Power Metal et Mariachi se croisent à plusieurs reprises tout le long du morceau, entre des trompettes au caractère joyeux et des solos de guitare électrique épiques, il y a de quoi bien faire sourire l’auditeur du début à la fin.

Détails de l'album

Date de sortie :
10 mars 2023
Label :
Napalm Records
Genre :
Power Metal parodique
Setlist :
1. Sober 2. Winterstorm in the Night (Feat. Madeleine Lilijestam) 3. Disco Metal 4. Muscle Memories 5. Chupacabra Cadabra 6. Pasadena 1994 (Feat. Joakim Brodén) 7. Metal Boomer Battalion 8. Dimmu Boogie 9. Protocols (of the Elder of Zion) of Love 10. The Power of Imodium

NOTRE AVIS

Parmi tous ces morceaux qui s’enchaînent, il n’y a pas de suite logique et il ne faut pas essayer d’en chercher une. Les musiciens de Nanowar Of Steel prennent juste du plaisir à écrire des thèmes absurdes en musique comme ils le font depuis le début. Ils continuent de tourner autour du Power comme ils cherchent à parodier plus de genres encore. L’album est riche et drôle à écouter et, en plus de ça, tout est très bien composé.
Composition
7.5
Arrangements
8
Écriture
8
BenPMF
BenPMF
Musicien à ses heures perdues passionné de Power, les mélodies et orchestrations épiques illuminent son bonheur. Ce barde des temps modernes puise son inspiration du côté de Helloween et de Gamma Ray sous un air joyeux de Freedom Call. Son univers s’élargit aussi autour des contrées imaginaires de Stratovarius, Dragonforce, Avantasia, Rhapsody, Blind Guardian… Et bien d’autres encore !
Parmi tous ces morceaux qui s’enchaînent, il n’y a pas de suite logique et il ne faut pas essayer d’en chercher une. Les musiciens de Nanowar Of Steel prennent juste du plaisir à écrire des thèmes absurdes en musique comme ils le font depuis le début. Ils continuent de tourner autour du Power comme ils cherchent à parodier plus de genres encore. L’album est riche et drôle à écouter et, en plus de ça, tout est très bien composé.Nanowar Of Steel - Dislike to False Metal