
Voilà l’une des belles surprises de 2020 dans la catégorie du Heavy / Power français. Les corses de Fervent sortent leur premier album, Rebirth. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces gars là ont du talent ! Décryptage…
U n nouveau venu dans le paysage du Power metal
L’année 2020 aura été morose, voire déprimante. Malgré tout, l’un des gros points positifs reste la qualité des albums de Power français qui sont sortis cette année. Entre le Power symphonique de Fairyland, le Power/Speed épique de Nemedian Chronicles, et le Power/Heavy de Nightmare ou encore d’Hevius, la France peut être fière de ses talents. Au milieu de toutes ces pépites, les corses de Fervent ne s’en sortent franchement pas si mal, surtout pour un premier album.
Formé en 2014, Fervent puise son inspiration dans le Heavy Metal des années 80 en s’appuyant sur des bons gros titres qui nous donnent envie de partir à l’aventure. Pour leur premier album, le groupe originaire d’Ajaccio a bénéficié de la collaboration de Jens Bogren à la masterisation, célèbre pour son travail auprès de Dragonforce, Amon Amarth, Sepultura ou encore Arch Enemy.
Un album militant ?
L’album s’ouvre sur The Last Hope avec des sonorités qui font échos aux mondes fantastiques. Les claviers, les chants lyriques, les violons et cet enchaînement de mélodies s’annoncent déjà prometteurs.
S’en suit « There’s No Future », premier single dévoilé par le groupe, une compo très politique et militante comme en témoignent les paroles (traduites en français) : « Les guerres font rages partout; le pétrole est devenu le roi des affaires; nous sommes les marionnettes de leur machinerie; et les forêts laissent la place au béton. » Le clip laisse entrevoir un monde en feu, dénudée de toute nature, et où ne règne que la désolation et la destruction.
Si vous espérez des titres plus positifs, vous risquez d’être déçu. « You Sought You Found » garde les mêmes thèmes : l’effondrement, la souffrance, la douleur… Les guitares et la batterie se confondent parfaitement avec le timbre de voix du chanteur. On apprécie la construction musicale et le talent des musiciens, même si les thèmes abordés filent un peu le cafard. Souvent, le côté très mélodique des titres dénote avec les sujets abordés par Fervent. Des riffs un poil plus « épiques » seraient peut-être le bienvenu pour tirer l’auditeur dans cet univers mortuaire. Mais qu’on ne s’y trompe pas ! L’album reste très bon et démontre la qualité du groupe.
Fervent, c’est aussi une ode à la pop culture. L’introduction du titre « Nerd » s’inspire de l’univers des jeux vidéos et prône la cause des nerds (traduites en français) : « J’adore les animés japonais, j’adore les films de science fiction, jeux rétro et bandes dessinées ».
Du Heavy à la Iron Maiden
Le son très Heavy, le côté épique et le chant énervé de Jean-Marie Bacci font de l’excellent Fly Away un titre phare de l’album. Le cris « Fly Away » résonne comme un hymne et se veut être une note d’espoir : celui de rêver, d’aller au bout de ses projets et de ses passions.
La chanson Impossible plaira aux mordus des titres ultra mélodique adeptes des balades des années 80. Davy Jones envoie du lourd avec son rythme et ses vocalises mais résonne comme un avertissement : celui où l’on ne peut échapper à son destin.
L’album se termine par Rebirth et ses 20 minutes (!!). Si sa durée peut rebuter au premier abord, son inspiration Heavy à la Iron Maiden est très efficace. Belle manière de conclure un album.

Sortie : 25 septembre 2020
Label : Auto-produit
Genre : Heavy / Power mélodique
01. The Last Hope
02. There’s No Futur
03. You Sought You Found
04. Hero of Time
05. Nerd
06. Voiceless
07. Nothing Will Stop Me
08. Fly Away
09. Impossible
10. Davy Jones
11. Rebirth


