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Fairyland – Osyrhianta

Fer de lance du Power Metal à la Française, Fairyland est pourtant un groupe que l’on désespérait revoir un jour avec un nouvel album. Et pourtant, après moult péripéties et 10 ans de sommeil, Fairyland est bel et bien de retour aujourd’hui avec « Osyrhianta », son quatrième album. L’attente en valait-elle vraiment le coup ? Réponse tout de suite…

L’histoire de Fairyland est faite de hauts et de bas. Fondé au tout début des années 2000 par Philippe Giordanna et Willdric Lievin, Fairyland est l’un des premiers groupes de Power Français a connaître le succès dès son premier album “Of Wars in Osyrhia” (2003), ce qui l’amènera notamment à faire la première partie de Sonata Arctica la même année. La suite sera cependant plus compliquée : Willdric Lievin et la chanteuse Elisa Martin quittent le navire avant la sortie de « The Fall of an Empire » (2006) et Fairyland devient pratiquement le projet solo de Philippe Giordanna jusqu’à la sortie de «Score to a new Begginning » en 2009.

Bref, plus de dix ans plus tard, Fairyland signe enfin son come-back sous la forme d’un groupe avec le retour de Willdric Lievin et l’arrivée de Francesco Cavalieri (chanteur de Wind Rose) derrière le micro. Sur le plan narratif, « Osyrhianta » se présente comme un préquel aux trois premiers albums. Pour la faire courte, dans ces derniers Fairyland nous plonge dans un univers complexe et imaginaire appelé Osyrhia peuplé de différentes races et dominé par des dieux qui tentent de leur apprendre les secrets de l’évolution et de l’accès à la connaissance. Évidemment tout ne se passe pas comme prévu et le chaos et la guerre ne tardent pas à frapper ce monde paisible. « Osyrhianta » a donc pour but de raconter la naissance de ce monde et l’ascension de Cenos, le grand méchant de l’histoire…

Comme beaucoup de concept-album, « Osyrhianta » s’ouvre d’ailleurs par une longue piste narrative qui sert d’introduction à l’histoire et à l’univers de l’œuvre. C’est une fois celle-ci terminée que les choses sérieuses commencent réellement et le moins que l’on puisse dire, c’est que Fairyland n’a pas perdu son goût pour les compositions puissantes et grandioses. Que ce soit sur « Across The Snow » ou encore sur l’incroyable « Hubris Et Orbis », le groupe déploie avec beaucoup de maitrise son Power Symphonique : les chœurs, arrangements et claviers donnent le ton, parfois un peu au détriment de la guitare, et l’ensemble à ce côté très cinématographique que l’on retrouvait déjà sur le précédent album. En fait, sans connaître l’histoire du groupe, il serait difficile de dire que plus d’une décennie sépare cet album de son illustre prédécesseur.

Pourtant, c’est souvent de l’inattendu que surgit les plus belles surprises.

L’instrumentale « Mount Mineror », véritable pépite sortie de nul-part, est ainsi intéressante à plus d’un titre : sa composition uniquement à base d’instruments classiques nous plonge dans un univers onirique et apaisant, avant le grand chambardement de « Of Hope And Despair in Osyrhia ».

Cette pièce majeure de l’album, longue de plus de 12 minutes, est découpée en plusieurs parties distinctes, les phases calmes alternant avec des explosions orchestrales tout en maitrise. Le titre a également le mérite de permettre à chacun des membres du groupe d’exprimer pleinement son talent.

Au niveau du chant, Francesco Cavalieri se démarque légèrement de son prédécesseur avec un timbre de voix plus rugueux et un style plus brut qui se prête pas mal aux ambiances guerrières de « Heralds Of The Green Lands » ou encore de « Alone We Stand ». L’album marque également le retour de Elisa C. Martin, la première chanteuse du groupe, en tant que guest, sur le titre « Eleandra ». Pour être tout à fait honnêtes, on était pas très fans de sa voix écorchée par le passé et ce n’est toujours pas le cas aujourd’hui. Mais bon là c’est une question de goût.

Au final, si l’on devait reprocher une chose à l’album, ce serait peut-être l’absence de refrains un peu plus accrocheurs comme ceux que l’on peut entendre sur « Hubris Et Orbis », véritable hymne fédérateur de cet « Osyrhianta ». Mais ne boudons pas notre plaisir : Fairyland signe la l’un de ses meilleurs albums. Rien que ça.

Sorti le 22 mai 2020
Label : Massacre Records
Genre : Power Metal
Symphonique

01. The Age Of Birth
02. Across The Snow
03. The Hidden Kingdom Of Eloran
04. Eleandra
05. Heralds Of The Green Lands
06. Alone We Stand
07. Hubris Et Orbis
08. Mount Mirenor
09. Of Hope And Despair in Osyrhia
10. The Age Of Light

NOTRE AVIS

Ce fut long mais Fairyland est bel et bien de retour et signe la un album dans la ligne directe du précédent sorti il y a plus de dix ans. Le style n’a pas changé et l’on retrouve avec joie le son épique et puissant des Français, qui n’ont rien à envier à leurs homologues Italiens ou Scandinaves. Les fans de Fairyland et les amateurs de Power Symphonique en général seront comblés.
Composition
8
Arrangements
9
Écriture
7
AlexPMF
AlexPMF
Pirate des temps modernes chevauchant le monde sur son dragon, un violoncelle dans la main et une bouteille de bière dans l'autre. Mes références : Running Wild / Powerwolf / Gloryhammer / Rhapsody

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Ce fut long mais Fairyland est bel et bien de retour et signe la un album dans la ligne directe du précédent sorti il y a plus de dix ans. Le style n’a pas changé et l’on retrouve avec joie le son épique et puissant des Français, qui n’ont rien à envier à leurs homologues Italiens ou Scandinaves. Les fans de Fairyland et les amateurs de Power Symphonique en général seront comblés. Fairyland - Osyrhianta