Troisième album d’un groupe suédois tapi dans l’ombre depuis quelques années, Vandor se révèle et maîtrise les codes du Power Metal en nous faisant passer un bon moment avec « The Ember Eye Part II: The Portal Of Truth », si vous aimez les racines d’origine du genre plantées par les groupes allemands, vous ne serez alors pas déçus !
Vandor, un énième groupe suédois
Si on pense Power Metal, on pense généralement aux terres sacrées de l’Allemagne, de l’Italie ou encore de la Suède, et parmi ces trois pays on trouve des groupes divers et variés en termes de style, même si des caractéristiques sont propres à certaines racines. Là où l’Allemagne s’est imposée à une vitesse supersonique, les suédois ont plutôt opté pour une marche guerrière.
Quand on écoute Vandor, un groupe qui n’a pas fait trop parler de lui ces dernières années, tapi dans l’ombre et découvert uniquement par des chercheurs d’or en groupes de Power Metal, on pense à un groupe allemand tant sa musique fait penser à une version juvénile d’Edguy. Et pourtant, c’est bien un énième groupe suédois !
Une influence allemande évidente
« The Ember Eye Part II: The Portal Of Truth » se présente comme le troisième album de Vandor. Il se présente également telle une deuxième partie, à l’instar d’un « Keeper Of The Seven Keys Part 2 » ? A vrai dire on ne le sait pas puisqu’aucune première partie n’a été dévoilée par le passé… En voilà un mystère !
En tout cas, dès qu’on lance l’album, l’influence du Power Metal allemand est évidente. Les racines originelles du genre se ressentent d’emblée par la puissance et la vitesse, sans compter la mélodie. « Turn to the Light » arrive à convaincre parfaitement par son thème d’intro qui est repris en refrain et qui martèle nos esprits de façon remarquable.
Vandor semble vraiment vouloir prendre cette direction, celle d’un Power Metal nommé autrefois « Speed mélodique » se rapprochant des pionniers Helloween ou Gamma Ray, mais plus épuré à la manière d’Edguy. Des morceaux tels que « Portal of Truth » ou encore l’excellent « Another Life » en sont de bons exemples.
Même quand le groupe ralentit le tempo en gardant une vitesse modérée, l’inspiration des grands noms allemands s’entend parmi mille. L’exemple parfait pour ça est « Why Do I Remember Me? », joué en mid-tempo, il ferait sauter des foules en live qui chanteraient le refrain aisément, ça aurait tellement pu être un single !
D’autres influences
Si on creuse un peu plus l’album, on peut aussi entendre d’autres influences venant d’autres contrées du Power Metal. En passant par la Finlande avec Stratovarius, avec une utilisation du synthé en clavecin entre autres. « One with the Night » nous remémore clairement la belle époque du groupe finlandais, tout comme « The Last One of My Kind ».
Bien évidemment, Vandor explore aussi les horizons de son folklore pour ce qui est du genre. « The Unhinged Shadow » est un morceau instrumental comme a pu le faire Hammerfall sur certains albums, à la fois Heavy et mélodique.
Le groupe combine toutes ces influences variées à travers la ballade « Storm in the Night » où l’on retrouve une harmonie vocale entre le chanteur et des chœurs, des guitares Heavy puissantes et un synthé orchestrant tout ce bel ensemble. Sans être exceptionnel, cette ballade s’en sort plutôt bien dans le monde du Power Metal surtout quand on sait qu’il est difficile de composer une bonne ballade de nos jours… En tout cas c’est correct pour un morceau final !


