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Hopes of Freedom : Interview avec Lucas Lambert

Les membres de Hopes of Freedom de gauche à droite : Charles Demoulins (guitare, choeurs), Loris Brix (basse, choeurs), Lucas Lambert (chant, guitariste) et Clément L’Heryenat (batterie, choeurs) ©Marion Cano Photographe

Initialement prévu en octobre 2020, “Light, Fire & Iron” a dû être décalé à cause de l’épidémie mondiale. Pas de quoi entraver Hopes of Freedom qui nous présente un album efficace et emballant. Entretien avec le sympathique Lucas Lambert, chanteur et guitariste de la formation de Power Folk metal normande.

Interview réalisée par Skype le 12 octobre 2021

1- Le 30 octobre dernier, Hopes of Freedom à présenté son nouvel album, « Light, Fire & Iron » lors d’un concert en Normandie à Port-Jérôme sur Seine. Le 6 Novembre, vous avez fait la première partie d’Ultra Vomit en Bretagne. Revenir sur scène et côtoyer son public après une longue période d’interruption (pour cause notamment de Covid), cela à dû vous manquer ?

Lucas Lambert – C’est extra ! Les deux soirées étaient vraiment super. Cela faisait 3 ans que nous avions pas joués. On était très excité de présenter notre nouvel album puisque le Covid avait retardé la sortie de « Light, Fire & Iron ».

Pouvoir jouer des morceaux que nous avions écrits – pour certains – depuis 4 ans, c’est super ! C’est toujours plaisant les sorties d’albums ! On se rend compte du travail qu’on a effectué. Ce premier concert nous a permis de retrouver nos fans, nos familles, nos amis : c’était une joyeuse fête.

Lucas Lambert, chanteur et guitariste de Hopes of Freedom. ©Marion Cano Photographe

2– Vous avez d’autres concerts de programmés ?

Lucas Lambert – Nous avons des concerts à venir. Nous allons notamment faire une tournée avec deux autres groupes français (Orkhys et Adaryn) et faire un concert pour la Saint Patrick.

3- Pouvez-nous décrire Hopes of Freedom ?

Lucas Lambert – Hopes of Freedom se définit comme un groupe de Power Folk metal. On veut marquer le côté Heavy/Speed par le biais du Power metal. Le côté Folk est très prononcé, on utilise notamment des cornemuses, flûtes et violons. On veut mélanger l’univers fantaisiste et épique du Power et le côté celte et irlandais avec des sonorités folk. C’est un mélange des genres que l’on fait depuis le début et cela nous réussit bien.

“On veut mélanger l’univers fantaisiste et épique du Power et le côté celte et irlandais avec des sonorités folks”

4- Votre premier album sort en 2012 et marque le premier volume de votre trilogie conceptuelle. Quelle est l’histoire derrière cette trilogie ?

Lucas Lambert – L’histoire générale se passe dans un monde fantastique, avec des dragons et ce genre de choses. Les dragons sont du côté du bien, représentent une sagesse et un pouvoir, en harmonie avec l’humanité.

Mais attention, cette trilogie est à l’envers. Notre premier album raconte une guerre entre des dragons et des dieux oubliés. Le deuxième album fait des flash-back, il raconte ce qu’étaient ces dieux oubliés auparavant : des dieux du biens. En fait, Light, Fire & Iron est le premier volume de notre histoire. Il raconte une bande de héros qui vont sauver des dragons et faire partie de l’Ordre du Dragon.

5- Y’a t-il des groupes qui ont influencé Hopes of Freedom musicalement ? Lors de l’écoute de vos albums, on pense un peu à Freedom Call et son côté dansant, mais également à Eluveitie pour la partie Folk (le growl en moins).

Lucas Lambert Pour le côté Power on est vraiment partie de la scène allemande : Helloween, Gamma Ray. On a également l’influence de groupes scandinaves comme Hammerfall ou la scène italienne avec Rhapsody. Pour le côté Folk, on ne s’inspire pas vraiment des groupes de folk actuels.

On a surtout mis de la Folk dans le Power car le Power metal n’est pas un style où on retrouve beaucoup de Folk de manière générale.

6- Pourquoi avoir intégré ces éléments folk dans votre musique ?

Lucas Lambert – J’ai toujours été un peu bercé dans le folk. Cela s’est fait naturellement. Sur le premier album, nous avons déjà quelques morceaux qui baignent dans le Folk, comme le titre The Call, très marqué celtique. On a voulu ensuite davantage prononcer ce style.

7- Vous deviez sortir votre nouvel album en octobre 2020. Mais le Covid est malheureusement passé par là. Comment s’est passé cette période ?

Lucas Lambert – Le covid a été un mélange de plein de choses. On a dû décaler notre album d’un an. Ce moment nous a permis de faire de la communication, présenter quelques morceaux, entretenir un lien sur les réseaux sociaux. On a pris davantage de temps pour enregistrer l’album en invitant des guests par exemple.

Pour cet album, nous avons mobilisés 5 choristes (Juliette, Iza, Hugo, Grégoire, Eliott), Camille au violon, Thierry au uilleann pipes (cornemuse irlandaise) et à la flûte, Roman à la cornemuse. Max Morton (qui a travaillé avec Jinjer) a mixé notre album et s’est occupé du mastering.

8- A titre personnel, je trouve que cet album est plus mature que les précédant. Quand tu regardes l’ensemble du travail qui a été fait de votre premier album en 2012 à celui-ci, quel regard portes-tu ?

Lucas Lambert – Ce troisième album a été beaucoup plus de boulot. Le premier opus nous a pris 12 jours pour le faire et le produire. Le deuxième nous a occupé 3 semaines. Là pour ce troisième album, on est entre 3 et 4 mois en terme de conception, d’enregistrement et de production. C’était dur et fatiguant mais on est vraiment très fier de ce résultat.

9- Parlons un peu de vos pochettes d’albums. Elles sont magnifiques. On pense tout de suite à Rhapsody of Fire ! Ca attire immédiatement l’œil.

Lucas Lambert. – C’est Alexandre Chaigne qui bosse avec nous depuis le premier album qui en est le dessinateur. Il avait fait le cover d’un autre groupe de Power metal, Asylum Pyre. Sa patte marche très bien. Son style héroic fantasy nous a convaincu.

10- Parlons Power metal. On trouve vraiment peu de groupes de Power metal en France. Pourquoi, à ton avis ?

Lucas Lambert – On s’est planté de pays ! (rires). Clairement, en France on a pas le même public. La France c’est pas un pays de Power. Au Wacken Open Air en Allemagne, Powerwolf c’est la tête d’affiche. En France, au Hellfest, cela ne serait pas le cas. Ca fait chier ! On a un public, mais pas une scène énorme comme en Allemagne ou en Scandinavie.

C’était dur et fatiguant mais on est vraiment très fier de ce résultat

11- Avez-vous des projets futurs maintenant que votre trilogie est terminée ?

Lucas Lambert – Aucune idée ! Pour le moment on se concentre sur la promotion de ce nouvel album, mais on ne sait pas de quoi sera fait notre avenir !

12 – Un album récent qui t’as particulièrement marqué ?

Lucas Lambert Le dernier Helloween : c’est une tuerie. C’est l’un de mes albums 2021. Cela faisait longtemps qu’un nouveau Helloween ne m’avait pas autant marqué.

13 – Un mot pour la fin ?

Lucas Lambert – On est très heureux et très fier de sortir Light, Fire & Iron. On espère jouer le plus possible et retrouver le maximum de fans en concerts !

Merci a Lucas d’avoir répondu à nos questions !

ClemPMF
ClemPMF
Issu d'un croisement entre le punk des Ramones et le Heavy de Def Leppard, ce poitevin aux goûts vestimentaires douteux trouve l'illumination musicale lors d'une ténébreuse soirée après la découverte du Power Germanique. Freedom Call et Axxis demeurent sa référence évidente, mais la scène italienne de Rhapsody fait de lui un homme volage.

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