Interview avec Chris Bay de Freedom Call

Défendant leur excellent dernier album « Silver Romance », Freedom Call était en tête d’affiche du Aching Metal Fest au Grillen de Colmar. Aussi bienveillant que sa musique, Chris Bay, le fondateur du groupe, a gentiment accepté de réaliser une interview avec nous avant le concert. Un grand merci à lui pour tout son temps accordé avec passion !

Interview réalisée au Grillen de Colmar le samedi 8 juin 2024.

Lire notre chronique : « Silver Romance ».

Thème 1 : La conception de « Silver Romance »

1/ Comment votre nouvel album « Silver Romance » a-t-il été élaboré ? Avez-vous rencontré des difficultés particulières ? Sachant qu’il y a 5 ans entre celui-là et M.E.T.A.L.

Pour commencer, la tournée sur M.E.T.A.L. a été interrompue à cause du Covid. On n’a pas pu jouer en Asie, on devait jouer en Thaïlande ou au Japon, on était déçus que la pandémie ait mis fin à la tournée d’un seul coup.

Comme pour beaucoup, ça a été un moment très compliqué pour nous. J’ai essayé de me lancer à l’écriture du nouvel album assez tôt, mais je reconnais que je n’étais pas capable à ce moment-là d’écrire les meilleures chansons possibles pour Freedom Call. C’était difficile d’écrire quelque chose de joyeux au vu des circonstances.

J’ai réarrangé pas mal de sons comme j’en ai beaucoup supprimé, mais je n’arrivais pas à trouver la bonne inspiration, quelque chose qui me convenait. C’est pour ça qu’on a mis 5 ans à écrire notre dernier album, car on était bloqués au niveau de notre créativité.

Ce que je disais aussi au public, c’est que ça aurait peut-être pu être le premier album de Black Metal pour Freedom Call si on avait continué sur notre lancée (rires), mais finalement en se motivant à rester concentré sur l’écriture de l’album, c’est venu rapidement. Je pense que c’est vers fin 2023 qu’on a commencé à enregistrer les parties de batterie. Tout s’est déroulé plus vite que prévu.

Finalement, on est très heureux d’avoir ce dernier album « Silver Romance » très coloré.

2/ Avez-vous cherché à rendre hommage à tout ce que vous fait de meilleur à travers « Silver Romance » ? On retrouve vraiment tout le génie de Freedom Call sur ce dernier.

Non, on ne cherche jamais à faire ça, ou on ne planifie jamais les chansons sur un concept ou une tragédie. On écrit juste des chansons en gardant l’objectif d’écrire le meilleur album de Freedom Call de tous les temps. C’est à chaque fois notre défi pour tous les albums.

Je pense que la source de musique chez Freedom Call provient des 3 premiers albums « Stairway To Fairyland », « Crystal Empire » et « Eternity ». Ils ont instauré les bases de Freedom Call et représentent le mieux le style du groupe.

Je pense aussi que c’est normal qu’après tant d’années de production, 25 ans maintenant, on retrouve un style au fil des albums même en essayant toujours de nouvelles choses. On a notre personnalité et c’est authentique. L’authenticité est la chose la plus importante dans la musique car c’est le seul moyen de toucher le cœur des gens.

C’est aussi le cas dans la vie en général et pas que dans la musique, on peut être honnête mais si on est authentique, tout ce qui a d’authentique chez nous ressortira aux yeux des gens. Par exemple, si tu as une nouvelle copine, si tu n’es ni honnête ni authentique, elle comprendra vite que tu n’es pas la bonne personne.

En musique, on peut tenter de nouvelles choses, ça marche ou non, on revient finalement vers ce qui est authentique au style du groupe.

3/ Le batteur Ramy Ali était parti en 2018 et le voilà désormais de retour. Vous avez été sans batteur après la tournée de M.E.T.A.L., Ramy était-il destiné à revenir pour « Silver Romance » ?

Oui, quand Ramy est parti il n’a pas vraiment quitté le groupe, il a juste fait une pause parce qu’il a fondé une famille et maintenant il a deux enfants. Il a aussi construit une maison, en plus de travailler dans une grande école de musique. Il était très occupé.

Freedom Call a toujours été un groupe qui a fait beaucoup de tournées, beaucoup de concerts. Je peux vraiment comprendre et respecter le choix d’un père de vouloir rester auprès de sa famille. Dire à sa femme : « eh chéri, je pars en tournée pendant six semaines, prends soin de toi ! » n’est pas possible.

Maintenant, Ramy est de retour, on peut être heureux pour les 25 prochaines années (rires).

Ce n’est pas seulement notre batteur, mais aussi un ami, une super personne, et on est une équipe. Pour nous, c’est plus important que de simplement avoir un musicien capable de jouer les parties les plus compliquées qui soient.

4/ Sur le titre « Metal Generation », quelle signification pouvez-vous apporter concernant le réarrangement du morceau « The M.E.T.A.L. Fest » ?

C’est exactement ça ! Je l’ai fait intentionnellement, il n’y a donc pas de secret.

Cette chanson a une histoire assez drôle. A l’origine, j’avais écrit cette chanson pour un groupe de Rock allemand, avec aussi des paroles en allemand. Je l’ai écrite vers 2010 ou 2011 et elle est sortie uniquement sur une compilation.

Ensuite, j’avais eu une requête de la part d’un artiste de Mallorca, Dance/Pop donc, je lui accordé le droit d’utiliser la chanson et il a changé la mélodie.

On a une version allemande et version Mallorca. J’ai voulu reprendre cette mélodie sur le titre bonus « The M.E.T.A.L. Fest » car je l’aime beaucoup, mais c’était juste une chanson bonus pour notre dernier DVD.

Finalement, je l’ai réutilisée sur le titre « Metal Generation » en tant que fin percutante, dans l’objectif de dire : « on est une famille unie, la génération Metal, suivez-nous ! ». C’était une bonne façon conclure l’album selon nous.

Thème 2 : L’évolution du style Freedom Call

5/ Votre style est tellement unique, comment trouvez-vous l’inspiration sur l’écriture de chaque album ?

Comme je l’ai dit juste avant, on ne planifie rien, on ne calcule rien, on ne se focalise sur aucun concept. On écrit tout simplement.

Une des choses les plus importantes en ce qui nous concerne, c’est qu’on ne se prend pas trop au sérieux. On ne va pas chercher à donner le maximum de notre technique.

Quand on écrit une chanson, on part du principe que c’est une chanson et pas une démonstration de nos capacités. C’est juste une chance de toucher le cœur des gens. Selon moi, on décide assez vite si on aime ou non une chanson. Soit on l’écoute entièrement, soit on la passe, il y a une chance sur deux. C’est notre façon de voir les choses quand on compose.

Ensuite, peut-être que notre style est si unique parce qu’on n’est pas de vrais métalleux. On n’a pas grandi en écoutant du Metal. J’ai été inspiré par beaucoup de styles. Quand j’étais enfant, je n’écoutais que de la musique Classique car mes parents n’écoutaient que ça. Ma mère écoutait aussi la Pop qui passait à la radio donc il y avait ça aussi.

Après, j’ai pu suivre mon propre chemin, c’était totalement mélangé au niveau des styles. J’ai une grande sœur qui a 4 ans de plus que moi, j’avais alors suivi ce qu’elle écoutait. Plus tard, quand j’ai eu ma première copine, je m’étais intéressé à ce qu’elle écoutait aussi.

Enfin, très tôt à l’âge de 7 ans, j’ai eu mes premiers cours de guitare. Je l’ai voulu même si mes parents ne m’encourageaient pas, vu que ça s’éloigne du Classique. A 10 ans, j’ai pris des cours de piano et petit à petit j’ai développé mon imagination pour composer mes propres musiques.

J’ai donc été influencé par beaucoup de styles. J’ai toujours écouté The Alan Parsons Project, pas mal de Jazz… Mais j’ai découvert le Hard Rock et le Metal bien plus tard, avec notamment l’album « Machine Head » de Deep Purple. C’est peut-être pour ça que notre style est si unique, c’est du Metal mais avec beaucoup d’influences.

Il y a des vrais métalleux qui n’aiment pas Freedom Call car ce n’est pas du vrai Metal et à l’inverse il y en a qui apprécient parce qu’ils trouvent ça fou ce qu’on fait (rires).

6/ Comment définirais-tu le style de Freedom Call par rapport à d’autres groupes de Metal ?

Comme je viens de le dire, Freedom Call est un groupe qui divise. Certains trouvent notre musique niaise et qu’on ne joue pas du Metal, je n’ai jamais dit qu’on était un groupe de Metal (rires). On est Freedom Call, c’est tout.

A partir du cinquième album « Dimensions », Dan Zimmermann en avait marre de ce côté happy qui ressortait à travers notre musique, il voulait quelque chose de différent. Mais après il a quitté le groupe pour se consacrer plus souvent à Gamma Ray.

Ensuite, j’ai décidé de mon côté, qu’à partir de ce moment-là, on sera un groupe de Happy Metal. C’est marrant car, après ça, un magazine américain a officialisé Freedom Call comme le groupe de Metal le plus joyeux du monde (rires).

Bien sûr, notre style officiel est le Power Metal, mais il y a tellement de catégories par rapport au genre comme au début avec l’appellation « Melodic Speed ». Il y a tellement eu de catégories en général qu’on pourrait dire qu’on joue du Rock ‘n’ Roll (rires).

7/ De manière générale, qu’est-ce qui vous inspire dans l’écriture de vos paroles ? Il y a toujours de la positivité autour de thèmes différents.

Pour moi, la chose la plus importante concernant les paroles, c’est qu’elles doivent toujours bien sonner quand on les chante. Le sens des paroles peut être moins important.

Quand j’écris une chanson, je fais en sorte qu’il y ait une belle mélodie accompagnée de mots qui sonnent bien.

Après, l’objectif des paroles est toujours d’apporter du soutien, de la positivité, voir le bon côté, chasser tout ce qui ne va pas etc.

Pour ce qui est de l’aspect fantaisie, quand on prend des mots comme « univers », « cosmique » etc. On ne parle jamais de la galaxie en général, ou autre thème lié à la fantaisie. C’est une image dans votre tête. Par exemple, quand on évoque l’univers, c’est pour dire que l’univers est tellement large que vous pouvez tout faire, que vous êtes capable de franchir un cap pour avancer dans la vie.

Chacune de nos paroles est à mettre en lien avec la réalité, et après selon votre état d’esprit du moment, vous arrivez à relier l’image par rapport à ce que vous vivez.

Il y a beaucoup de livres  ou de films liés à la fantaisie, mais je prends juste des mots que j’essaie d’adapter à la réalité. On apporte nos paroles par nous-mêmes.

8/ Comment avez-vu cette idée géniale de jouer du Power Metal encore plus joyeux que le genre ne l’est déjà ? Vous aviez déjà une forte personnalité dès le premier album.

Au départ, je ne suis jamais parti dans l’idée de fonder un groupe de Power Metal puisque je n’en avais jamais écouté avant, je ne me suis jamais inspiré de Helloween ou de Gamma Ray (rires).

J’ai fondé Freedom Call avec Dan Zimmermann, un très bon ami à moi qui a aussi été batteur de Gamma Ray. A nous deux, on a commencé à écrire et lui proposait, en plus d’écrire pour Gamma Ray, des chansons pour Freedom Call. De mon côté j’avais composé « Tears Falling » et « Shine On » en parallèle, ça lui a plu et on a donc enregistré une démo.

On a présenté la démo à Charlie Bauerfeind, le principal producteur de Helloween, qui a aussi collaboré avec Motörhead et Saxon entre autres, et il était très intéressé à l’idée de nous soutenir.

On a été très chanceux car on n’a pas eu forcément besoin de démarrer dans des petites villes à faire des petits concerts. On a évolué petit à petit, mais on est très reconnaissants d’avoir pu débuter à haute amplitude, et c’est grâce aussi à une compagnie française : NTS. Olivier Garnier, le patron du label était le premier à être intéressé par Freedom Call, il nous a permis de développer « Stairway To Fairyland ». Et toujours grâce à lui, on a pu être en tournée en France avec Saxon, Edguy et Angra… Plus tard avec Hammerfall et Blind Guardian etc.

On a vraiment eu beaucoup de chance je le reconnais. Il y a tellement de groupes talentueux dans le monde, mais cette chance leur manque et ne connaissent donc pas forcément le succès mérité.

Thème 3 : Regard sur le passé

9/ Après 25 ans de carrière, quel bilan et regard portes-tu sur Freedom Call ?

Je ne pense pas qu’il y ait de changement après 25 ans. J’ai toujours été fier de mon groupe peu importe les années, 10 ou 19 ans après c’était pareil.

Ce qui est différent pour nos 25 ans de carrière, c’est l’événement marquant, aussi excitant que lorsqu’on fête ses 18 ans. On peut ressentir un choc quand on passe le cap des 30 ans (rires), mais rien ne change.

25 ans c’est long, c’est presque la moitié de ma vie à suivre la route du Rock ‘n’ Roll (rires). Mais d’un autre côté, c’est vraiment satisfaisant car ce n’est pas fini, on continue d’avancer. Il y a toujours une bonne atmosphère quand on est en tournée, un bon état d’esprit dans le groupe, et on passe toujours de bons moments avec le public.

Je n’aime pas le mot « fans » pour désigner le public. Pour moi, vous êtes des amis qui nous soutiennent sur notre route. C’est quelque chose qui sert dans notre monde.

10/ Les pochettes d’albums sont vraiment différentes à chaque fois. Pourquoi ce mystérieux personnage au torse musclé sur « Master Of Light », ou alors le horns-up sur « M.E.T.A.L. » ?

C’est plutôt facile de répondre à cette question, on travaille un artiste différent : Michael Dorschner qui a tendance à faire des t-shirts dans un style viking mais aussi de sport.

Cet artiste a conçu de notre « Master Of Light », et je ne regrette rien. Beaucoup ont critiqué la pochette, ce dont je comprends, mais le contenu musical reste ce qu’il y a de plus important. Aujourd’hui beaucoup de gens portent le t-shirt de l’album. A ce moment-là, c’était la meilleure idée qu’on ait eue, la pochette est unique et pas trop sérieuse. C’était quelque chose de différent mais on ne peut pas satisfaire tout le monde. Ce qui n’est pas grave, que ce soit la musique ou la pochette, on ne réagit pas toujours de la même manière.

Dernièrement pour « Silver Romance », on est revenus au thème de la fantaisie et on a mis tous les clichés du Power Metal entre le dragon, l’arc-en-ciel ou les cristaux, mais pas de crâne (rires).

11/ Le style joyeux de Freedom Call a toujours été présent, mais on a pu parfois trouver quelques exceptions comme la ballade « Turn Back Time » ou bien quelques titres plus sombres comme « The Darkness » sur « Legend Of The Shadowking », comment pourrais-tu expliquer ces exceptions ?

Pour ce qui est de l’album « Legend Of The Shadowking », c’est notre seul album-concept. Il se base sur le roi Louis II de Bavière, qui n’a pas eu une vie facile. C’est une histoire sombre, il était dépressif, il se serait suicidé dans un lac. C’était un grand ami de Wagner, et le compositeur n’a pas été la personne la plus heureuse du monde. Quand on écrit un album sur un concept précis, on doit s’adapter à l’atmosphère qui s’en dégage.

C’était une expérience, mais c’est pour ça qu’on retrouve des mélodies plus sombres et des éléments épiques proche de Wagner. Mais c’était l’objectif de s’adapter au concept tout en gardant l’esprit Freedom Call même s’il n’est pas présent à 100% ici. C’est aussi le dernier album avec Dan Zimmermann à la batterie. Quand on me demande quel album original de Freedom Call je recommande, je réponds « Legend Of The Shadowking ».

Concernant la chanson « Turn Back Time » sur « Eternity », elle a été écrite par Dan Zimmermann et ça parle d’une histoire d’amour qui n’a pas marché. Pour la petite anecdote, la guitare classique que j’ai utilisée est la même que celle que j’ai obtenue quand j’avais 7 ans. Je l’ai encore d’ailleurs et je pense que je composerai encore dessus.

12/ Lors des débuts de Freedom Call, sur les deux premiers albums, Sascha Gerstner était le guitariste du groupe avant de rejoindre. Êtes-vous toujours en bons termes ? Est-ce qu’une tournée avec Helloween serait possible ?

Je l’ai revu l’année dernière lors d’un festival à Kosice en Slovaquie, où on partageait la même scène avec Helloween. On a bien discuté, sur place et même à l’aéroport après le festival.

On se connaît bien, on s’entend bien, mais on ne se parle jamais car il est toujours occupé de son côté avec Helloween et il a sa vie à Berlin. Je ne pense pas qu’on fasse une tournée avec Helloween, mais Sascha est quelqu’un de bien et on est en bons termes.

Thème 4 : Questions annexes

13/ Quel rapport avec Freedom Call avez-vous à la France ? Quel est votre plus beau concert en France ?

C’est difficile à dire car on apprécie tous nos concerts. A chaque fois on remercie vraiment tous les gens d’être venus nous voir.

On a fait beaucoup de concerts en France, je me souviens d’un concert à la Locomotive de Paris pour la tournée de « Eternity », où on jouait avant et après d’autres groupes, car il y avait eu un conflit en terme de volume sonore au Moulin Rouge.

Aussi, on a été en tournée avec Hammerfall. Mais la première fois qu’on a joué en France, c’était en 1999 avec Angra et Edguy. On a joué à Grenoble, Brest et Clermont-Ferrand.

On a fait beaucoup de concerts en France, j’espère qu’on reviendra prochainement en tant que headliner.

14/ Qu’en est-il de ta carrière solo ? Tu avais un sorti un single en 2020 : « In the House of Broken Love ». Est-ce qu’un deuxième sortira un jour ?

Oui, j’écris constamment. Tous les éléments que je compose pour ma carrière solo ne sont pas destinés à Freedom Call, car ça sonne plus Pop. J’ai déjà collecté quelques éléments enregistrés, mais l’année dernière je n’étais pas dans le mood pour me focaliser sur mon album solo.

Maintenant je suis très occupé avec Freedom Call, car c’est ma priorité principale. Mais quand je trouverai le temps, je le ferai dans mon propre studio car c’est comme ça que je m’occupe quand je m’ennuie.

15/ Que penses-tu de la scène Power Metal et de son évolution ?

Les fans de Metal crient souvent que le Metal est mort. Ils disaient la même chose il y a 30 ans et continueront de le dire durant les 50 prochaines années.

Alors le Power Metal, ou même le Metal en général, continuera d’exister car il y aura des fans qui soutiendront la scène, mais ça reste un genre marginal.

Le Power Metal est un genre particulier, ce n’est pas fait pour la radio, ni pour la télé, alors ça n’atteint pas un large public. Mais c’est ce qui est intéressant, si le Metal devenait populaire, les fans arrêteraient d’en écouter. D’ailleurs le Power Metal est un style plus underground dans le Metal un milieu déjà underground.

Ce qui est magique quand on forme un groupe, c’est que des gens commencent à écouter et à apprécier le style de notre musique. Après ils réunissent d’autres fans, ce qui agrandit la fanbase au point de passer à la télé. Et là, les fans finissent par dire que c’est la merde (rires). Cela avait déjà eu lieu dans les années 70 où les gens disaient que le Punk était mort, alors qu’aujourd’hui on a des groupes comme Green Day ou Billy Talent.

Mais le Metal continuera d’exister grâce aux festivals comme le Wacken, le Sweden Rock festival ou le Hellfest.

16/ Autre chose à ajouter ?

Un très grand merci à Power Metal France pour votre soutien, mais aussi au Grillen et l’Aching Metal Fest. C’est super de pouvoir rencontrer beaucoup d’amis. On est plus que prêts pour les futurs concerts en France à Toulouse, Lyon, Paris et Niort la ville dont je n’arrive pas à prononcer le nom (rires).

De gauche à droite, Ramy Ali, Chris Bay, Lars Rettkowitz, Francesco Ferraro

Résumé

BenPMF
BenPMF
Musicien à ses heures perdues passionné de Power, les mélodies et orchestrations épiques illuminent son bonheur. Ce barde des temps modernes puise son inspiration à travers le génie de Helloween et de Gamma Ray sous un air joyeux de Freedom Call. L'univers geek de Dragonforce, de la même manière que les contrées imaginaires de Rhapsody et les fantaisies de Stratovarius le passionnent également.