Interview : Terra Atlantica répond à nos questions

Alors qu’ils étaient simplement à l’Epic Fest en tant que spectateurs, Tristan Harders et Nico Hauschildt, chanteur et batteur de Terra Atlantica ont accepté de répondre à nos questions et ont apporté pas mal de réponses intéressantes en lien avec le groupe. C’était une belle opportunité d’avoir pu les rencontrer durant le festival et de réaliser une interview avec eux.

Interview réalisée en janvier 2024 à l’Epic Fest.

1/ Pourquoi avoir choisi le nom de « Terra Atlantica » ?

Tristan : Quand on a formé notre groupe, j’ai eu un rêve un jour, je me suis réveillé et j’ai eu une vision disant qu’on devait nommer notre groupe « Atlantica ». Je ne sais pas comment mais en me réveillant j’ai eu cette idée.

J’en ai tout de suite parlé au groupe et Nico m’a dit qu’il y avait déjà un groupe qui s’appelait Atlantica.

Après avoir répété ensemble, j’ai eu plusieurs idées, je me suis dit qu’on parlait d’aventures dans notre musique, alors on pouvait imaginer une terre inconnue qui se traduirait par « Terra Incocknita ». Il y avait une sensation mystique et il y avait le mot « cock » dedans donc ce n’était pas vraiment un bon nom (rires).

On a mélangé nos idées et c’est devenu Terra Atlantica, on l’a gardé car on trouvait que ça sonnait bien, et c’est aussi un peu une référence à Sonata Arctica. Le nom sonne presque similaire et on adore Sonata Arctica

Nico : Le nom du groupe résonne aussi en lien avec le Nord de l’Allemagne comme on vit au bord de la mer. C’est aussi une connexion car on vit à Hambourg et on adore la mer. C’est pourquoi on s’inspire de la mer et écrit des paroles en lien avec celle-ci.

2/ On sait que vous venez de Hambourg, la ville où le Power Metal est né, comment trouvez-vous l’inspiration à travers les ports de cette ville ? Et la mer qui, comme vous l’avez dit, vous inspire ?

Tristan : Si vous avez déjà été à Hambourg, le port a été préservé comme il y a 150 ans. Tout semble identique comme à l’époque. Et c’est justement à propos de cette ère qu’on s’inspire pour nos paroles. C’est aussi un super endroit pour les séances photo du groupe.

Nico : Il y a quelques mois, je suis allé au port un matin afin de trouver l’inspiration pour notre futur album. J’ai vu le lever du soleil. Les anciens bâtiments. C’est très inspirant, juste être là et ressentir cette vieille atmosphère, ça inspire beaucoup notre musique.

Tristan : Mon prochain plan c’est d’aller un matin au port, voir le soleil se lever et trouver l’inspiration pour le prochain album.

3/ Quels sont les groupes qui vous inspirent ?

On pourrait citer les premiers albums d’Avantasia, Edguy aussi, Rhapsody, Luca Turilli… Mais aussi le Power Metal du début des années 2000 avec Freedom Call notamment.

4/ Quel est le style de Terra Atlantica ? On pense que vous êtes un groupe de Power Metal Symphonique.

Nico : Je suis d’accord avec ça oui. Il n’y a pas besoin d’en dire plus. On joue du Power Metal avec des éléments Symphonique. C’est épique !

5 / Un nouvel album est-il en cours de préparation ?

Tristan : Il n’y aura certainement pas de nouvel album cette année, mais on espère sortir notre quatrième album au début de l’année prochaine. Je ne peux pas le confirmer mais c’est dans nos plans.

Nico : Avant ça, on doit d’abord se focaliser sur notre tournée qui aura lieu le mois prochain. Donc on ne va pas se concentrer sur la production du prochain album tout de suite.

6/ Concernant les paroles de vos chansons, sont-elles écrites sur des histoires imaginaires ou bien des histoires de pirates réelles ?

Tristan : Alors les paroles sont écrites à partir d’expériences personnelles que je transforme en histoires fictives. C’est plus abstrait, ce sont des ressentis que j’essaie d’accentuer et d’exprimer à travers la musique. En réalité, ce sont mes histoires.

7/ Quel ressenti avez-vous d’avoir ajouté le thème de la « Marche turque » de Mozart dans le solo de « The Great Escape » ? Idem pour la reprise du thème de la chanson traditionnelle irlandaise « Johnny I Hardly Knew Ya » ?

Tristan : J’ai toujours aimé la musique Folk, alors j’ai tenté de mettre des éléments dans notre musique. Ensuite j’ai aime beaucoup aussi la musique Classique, et comme on joue du Power Metal Symphonique, c’est très proche donc facile de placer un thème comme celui-là.

Tout le monde connaît aussi ces mélodies et tout le monde les apprécie, je ne sais pas si ça peut être quelque chose de très grand dans la Pop Culture, en tout cas ça reste des mélodies géniales.

Notre musique n’est pas composée autour de ces thèmes, mais j’adore rajouter quelques références.

8/ Le refrain de la chanson « Pirate Bay » du dernier album est en espagnol, en quel honneur ?

Tristan : j’ai une partie de ma famille qui vit en Espagne, et lors d’un voyage en 2019, j’ai appris un peu d’espagnol c’était assez cool.

Puis il y a grande communauté Power Metal en Espagne, comme en Amérique du Sud ou au Mexique.

Au niveau du contexte de la chanson, c’est un voyage qui part de Hambourg, traverse le chenal anglais pour arriver sur une terre d’Espagne. La chanson « Sun of Pontevedra » se passe justement dans cette même ville d’Espagne qui existe vraiment, c’est un peu inspiré de la chanson « San Sebastian » de Sonata Arctica qui est pas loin de la ville en vrai (rires). Enfin le voyage continues sur l’archipel des îles Canaries où il y a justement « Pirate Bay ». Il y a un peu de vie personnelle dans la musique.

9/ Sur la chanson « Rage of the Atlantic War » tirée de votre second album « Age Of Steam », vous avez rajouté à un moment du growl, pourquoi avoir rajouté cet élément ?

Tristan : On avait aussi mis du growl sur la chanson « Poseidon’s Wrath » du premier album « A City Once Divine ». On a été inspirés par une chanson du premier album « Upon Haunted Battlefields » de Thaurorod, où soudainement à un moment il y a une partie avec du growl et d’un coup j’ai vraiment adoré ce passage. Je me suis tout de suite dit que je voulais quelque chose comme ça aussi, que ça pouvait être cool pour le contraste que ça apporte.

Nico : Il y a aussi différents personnages sur l’histoire racontée, et le growl cherche à représenter la voix de Poséidon, une voix puissante de Dieu.

10/ Qu’est-ce que le Power Metal pour vous ?

Tristan : Des mélodies épiques entraînantes à en lever le poing en l’air. Une musique très positive.

Nico : Pour moi, c’est de la motivation en musique, c’est juste réconfortant. Cela donne comme émotion l’envie de se lever et d’être fort, ça donne de la puissance.

11/ Un album coup de cœur ces derniers temps ?

Le dernier album d’Edu Falaschi est vraiment exceptionnel ! Ses deux albums solos sont vraiment géniaux !

On a beaucoup aimé le dernier album de Theocracy aussi.

12/ Une dernière chose à ajouter ?

Tristan : Je conseillerais tout le monde à venir sur l’une des dates pour lesquelles on ouvre pour Serenity et Temperance à partir du 7 février. Venez s’il vous plaît !

Nico : Si vous voulez du merch, on en vendra durant la tournée et si on n’a pas tout vendu, vous pourrez en acheter sur terra-atlantica.de !

Résumé

BenPMF
BenPMF
Musicien à ses heures perdues passionné de Power, les mélodies et orchestrations épiques illuminent son bonheur. Ce barde des temps modernes puise son inspiration du côté de Helloween et de Gamma Ray sous un air joyeux de Freedom Call. Son univers s’élargit aussi autour des contrées imaginaires de Stratovarius, Dragonforce, Avantasia, Rhapsody, Blind Guardian… Et bien d’autres encore !