Interview : Marius Danielsen répond à nos questions

Alors qu’il était juste venu passer un bon moment à l’Epic Fest en tant que spectateur, Marius Danielsen, compositeur de la saga Legend Of Valley Doom a croisé notre chemin et a accepté de répondre à nos questions par rapport à ses projets. C’était une belle occasion d’avoir pu le rencontrer durant le festival et de réaliser une interview avec lui.

Interview réalisée en janvier 2024 à l’Epic Fest.

1/ Comment est venu le nom de cette trilogie d’albums-concepts nommée « Legend Of Valley Doom » ? Où as-tu trouvé l’inspiration ?

Ma première inspiration est venue quand j’ai vu le film Braveheart, j’avais environ 12 ans.

Ensuite j’ai vu Iron Maiden pour la première fois et ils avaient un décor de William Wallace avec leur mascotte Eddie en arrière-plan. Ils ont joué la chanson « The Clansman », avec le refrain autour de la notion de liberté, j’ai appris à ce moment-là qu’ils jouaient une chanson Heavy qui racontait une histoire. Et c’est ce que je voulais faire !

Aussi, j’ai vu la trilogie du Seigneur des anneaux, je suis tout de suite devenu fan de l’univers de la fantaisie et tout ce qui tourne autour. J’ai eu envie de créer mon propre univers, raconter ma propre histoire, et le Power Metal était le genre parfait pour ça.

2/ Quel est ton style principal ? On pense que tu joues du Power Metal Symphonique.

Oui je pense que ça correspond parfaitement car ça se rapproche beaucoup de Rhapsody et des groupes au style assez proche.

3/ Quelles sont tes principales influences ?

Premièrement, Iron Maiden est bien sûr la première inspiration que j’ai eue, ils m’ont donné envie d’apprendre la guitare.

Je m’en rappelle à l’époque on pouvait télécharger sur Limeware, un jour j’ai tapé Iron Maiden et je suis tombé sur : « Iron Maiden – Dr. Stein » ; « Iron Maiden – I Want Out ». J’ai écouté ça et je m’étais tout de suite dit que c’était impossible que ce soit Iron Maiden, c’était trop différent. J’ai donc découvert que c’était Helloween et j’ai eu, par la suite, les « Keeper Of The Seven Keys ».

Helloween, Rhapsody, Freedom Call sont mes principales sources d’inspirations depuis longtemps avec Iron Maiden.

4/ Ton dernier album « War of the World » était différent des trois précédents, est-ce qu’il reste dans la continuité de ces derniers ?

Certaines chansons étaient destinées à être jouées avec mon autre groupe Darkest Sins, mais ça prenait trop de temps à finir un album avec eux alors j’ai décidé de prendre les chansons moi-même et sortir l’album à mon nom.

C’est un album qui n’est pas en adéquation avec la saga « Legend Of Valley Doom » mais bon je voulais sortir cet album de mon côté.

5/ Comment as-tu réussi à convaincre cette multitude de grands chanteurs à participer sur tes albums ? Il y a quand même Michael Kiske sur le deuxième, ou encore Alessandro Conti et Ralf Scheepers sur le troisième.

C’était plus facile au moment où j’ai ressenti que le projet évoluait.

Sur le premier album, j’ai seulement demandé à des personnes que je connaissais personnellement. Puis soudainement j’ai tenté de contacter Mark Boals (ex-Yngwie Malmsteen ; Ring Of Fire ; Shining Black), il ne me connaissait pas et moi non plus, mais j’ai essayé et il a aimé la chanson alors il a rejoint mon projet. J’ai ensuite demandé à Edu Falaschi (ex-Angra ; ex-Almah) s’il était d’accord de nous rejoindre, je lui ai dit que Mark Boals  avait accepté alors lui aussi a accepté.

Mon projet est devenu bien plus grand alors que je n’avais même pas encore commencé. Petit à petit j’ai pu demander à des chanteurs avec lesquels j’ai grandi en les écoutant, j’ai pu le faire en demander des gens qui connaissaient d’autres personnes connaissant aussi d’autres personnes… C’est comme ça que j’en suis arrivé à avoir Michael Kiske (Helloween ; Unisonic) dans mon projet à la fin (rires).

Je pense qu’il faut juste créer beaucoup de liens et avoir confiance que les chanteurs vont aimer les chansons que tu leur proposes.

6/ Sur la chanson « Battle for Eloroth » du troisième album, il y a un passage avec du growl, quelle en est la raison ?

Sur ce passage, j’ai pensé à un élément comme celui-ci car cette partie évoque l’apparition d’un roi gobelin qui est censé avoir cette superbe voix, mais le truc drôle c’est qu’en réalité c’est une chanteuse qui chante cette partie-là donc ce serait probablement plus une reine gobelin (rires).

J’avais besoin de quelque chose qui met en valeur ce personnage, c’est pourquoi ça sonne comme ça et c’est parfait pour cette chanson au sein de l’histoire.

7/ On sait que ton frère a également son projet nommé Eunomia, est-ce que vous régulièrement tous les deux ensemble ?

On travaille toujours ensemble. Avec Eunomia il a ses propres histoires et ses propres chansons, j’ai participé sur certains titres comme je l’ai aidé à perfectionner certaines paroles et quelques arrangements.

Pareil de mon côté, si jamais je suis bloqué à des moments sur « Legend Of Valley Doom », il vient m’apporter son aide. Donc on travaille tout le temps ensemble.

8/ Qu’est-ce que le Power Metal pour toi ?

Pour moi c’est le meilleur genre de tous les temps car ça procure vraiment des émotions joyeuses et je pense ça peut aider les gens à se sentir bien.

Quand je reçois des messages de la part des gens qui écoutent ma musique, ils disent qu’ils sont heureux dans des lieux ou moments sombres et disent que ma musique les aide.

Le Power Metal c’est le genre parfait pour remonter le moral et relever les gens.

9/ Un album coup de cœur ces derniers temps ?

La raison pour laquelle je suis là à l’Epic Fest, c’est pour Power Paladin. Leur album est juste incroyable.

Je citerais aussi le dernier album de Twilight Force, Powerwolf également.

Il faudrait que regarde mon compte Spotify pour tout vraiment citer (rires), en tout cas je recommande vivement Power Paladin.

10/ Autre chose à ajouter ?

Merci pour l’interview !

A tous les fans français, j’aimerais jouer un jour un France, alors suivez bien mon actualité et bloquez les dates quand ça arrivera. Continuez d’écouter ma musique (rires).

Résumé

BenPMF
BenPMF
Musicien à ses heures perdues passionné de Power, les mélodies et orchestrations épiques illuminent son bonheur. Ce barde des temps modernes puise son inspiration du côté de Helloween et de Gamma Ray sous un air joyeux de Freedom Call. Son univers s’élargit aussi autour des contrées imaginaires de Stratovarius, Dragonforce, Avantasia, Rhapsody, Blind Guardian… Et bien d’autres encore !