Une nouvelle ère qui commence pour les Italiens de Derdian, avec la sortie d’un nouvel album et le départ de l’un des compositeurs principaux du groupe.
Comme son nom l’indique, cet opus signe le retour d’une saga démarrée en 2005 et qui avait vu ses trois premiers chapitres sortir coup sur coup (« New Era » en 2005, « New Era War of the Gods » en 2007 et « New Era The Apocalypse » en 2010). L’histoire reprend les codes classiques de l’heroic fantasy et nous plonge dans un univers parallèle fantastique, le royaume de Derdian, peuplé de Dieux, de Rois, de guerriers et de sorciers qui mènent une lutte pour le pouvoir.
Sous-titré « Resurgence », ce nouvel album marque également un tournant dans la carrière de Derdian puisque la formation a dû faire face au départ de Marco Gauro, principal compositeur du groupe depuis 2003.
Une partie mélodique qui peine un peu
Comme on pouvait s’en douter en écoutant les premiers singles dévoilés, le départ de Marco Gauro a malheureusement laissé des traces : « Resurgence » est assez poussif sur ses mélodies et ses refrains, bref sur ce qui constitue la base fondamentale d’un album de Power Metal réussi.
Malgré plusieurs écoutes, il est difficile de retenir un titre qui nous aurait marqué par son refrain accrocheur ou sa mélodie entêtante. Il manque à cet album un ou plusieurs hymnes fédérateurs, de ceux que l’on chante à gorge déployée.
Plusieurs chansons souffrent également d’une structure un peu bancale ou déroutante. Les changements de rythme et l’absence de fil conducteur rendent l’ensemble brouillon, comme par exemple sur « Evil Messiha ». Dans d’autres cas, il semble que la narration a pris le pas sur le reste : « The Grin of Revenge » et son absence de refrain, pour ne citer qu’elle. Résultat, beaucoup de morceaux s’avèrent assez plats, Un défaut malheureusement rédhibitoire pour ce style d’album.
De bonnes idées malgré tout
Pourtant, tout n’est pas à jeter loin de là. D’abord, l’album relève la tête musicalement grâce à sa partie rythmique ou ses solos, qui se montrent dans l’ensemble incisifs et plutôt inspirés. Des morceaux comme « Black Typhoon » ou « Dorian » se distinguent par leurs riffs, bien emmenés par une orchestration sobre mais efficace. On retrouve ici la virtuosité typique du Power, de Rhapsody en passant par Dragonforce.
L’album comprend aussi une poignée de titres qui sortent du lot, notamment « Resurgence », qui combine tout ce qu’on aurait aimé retrouver ailleurs : des riffs mélodiques et surtout un refrain réussi. Dommage que le reste ne soit pas du même tonneau.


