AccueilArticle à la UnePowerwolf - Call of the Wild

Powerwolf – Call of the Wild

Attendu fermement par tout une meute de fans à travers le monde, le nouvel album studio de Powerwolf est enfin arrivé. Un opus qui aura la lourde tâche de faire aussi bien, voir mieux, que son illustre prédécesseur…

En l’espace de 15 ans, Powerwolf s’est imposé comme l’une des références de la scène Power Metal, rassemblant une communauté de fans fidèles attirés par le talent mélodique et le sens du spectacle des Allemands.

Cette popularité s’est forgée progressivement, d’album en album, mais c’est avec « Bible of the Beast » en 2009 que le style du groupe s’affirme vraiment et que les premiers gros tubes que sont « Werewolf of Armenia » et « Ressurection by Erection » font leur apparition. Mélodies ultra accrocheuses, riffs puissants et théâtralité : la recette du succès est trouvée et sera sans cesse améliorée, pour finalement déboucher sur « The Sacrament of Sin » en 2018, élu meilleur album de l’année par Metal Hammer et considéré par beaucoup comme le meilleur opus de Powerwolf.

La tâche qui attend les Allemands aujourd’hui est donc immense : rassasier des fans toujours plus nombreux et présenter un album digne du précédent. Une pression qui n’a jamais semblé peser trop lourd sur les épaules solides d’une formation sûre de sa force.

La force tranquille

Il faut dire que Powerwolf connait très bien son sujet : passé maitre dans l’Art de conjuguer puissance et mélodie, le groupe offre une nouvelle épopée musicale oscillant entre le Heavy, le Power, et le Speed, le tout recouvert d’une large couche de clavier, d’arrangements et de chœurs, qui viennent créer le son typique et immédiatement reconnaissable de Powerwolf.

Que ce soit sur « Faster than the Flame », titre percutant qui ouvre traditionnellement les albums de Powerwolf ou encore sur l’excellent « Beast of Gévaudan » – qui héritera d’ailleurs d’une version intégralement en Français -, les Allemands visent juste et font étalage de leur talent. Même les plus réfractaires auront du mal à ne pas se laisser embarquer par les refrains accrocheurs de « Dancing with the Dead » ou de « Blood for Blood (Faoladh) ».

Fidèle à son univers, le groupe est une nouvelle fois allé puiser dans le folklore pour nous dénicher des histoires de loups-garous («Varcolac», «Blood for Blood (Faoladh)») venues des quatre coins du monde. Si la religion est elle aussi abordée, on notera toutefois qu’elle l’est de manière moins caricaturale qu’auparavant : fini les «Amen» et «Alleluia et pour l’anecdote, sachez que «Call of the Wild» est le premier album de Powerwolf dont le nom ne fait pas référence à la Bible ou à la religion au sens large.

Pour le reste, Powerwolf sait s’entourer pour faire sonner son album comme il se doit : porté par une production toujours irréprochable et par la voix et le charisme d’un Attila Dorn au top de sa forme, « Call of the Wild » s’avère être un album plaisant… du moins au début.

Le coup de la panne

Car au fil des minutes, la qualité des titres à tendance à s’étioler. Et pour cause : « Call of the Wild » peine à s’affranchir de l’encombrant héritage laissé par “The Sacrament of Sin”, dont il suit à la lettre le cahier des charges, sans jamais chercher à s’en éloigner. 

De fait, la comparaison entre les deux albums est inévitable et ne tourne pas vraiment en la faveur du dernier né de la meute, qui fait globalement pareil… mais en moins bien  : « Faster than the Flame » a de furieux airs de « Fire & Forgive » et que dire de « Blood For Blood (Faoladh) », titre au demeurant intéressant, mais qui rappelle terriblement « Incense and Iron », avec ses cornemuses et son côté Folk. 

La ballade «Alive or Undead» et la chanson en Allemand «Glaubenskraft» n’atteignent pas non plus le niveau de «Where the Wild Wolves have Gone» et «Stossgebet».

A trop vouloir jouer la carte de la continuité, Powerwolf a fait preuve d’une paresse légèrement coupable et au moment de faire le point sur ce nouvel album, c’est malheureusement la déception qui prend le pas sur le reste. Malgré un bon départ, “Call of the Wild” reste en terrain balisé sans prendre de risque et ne cherche à aucun moment à apporter de la nouveauté. Dommage pour un album dont le nom évoque la liberté et l’appel des grands espaces…

Sortie : 16 Juillet 2021
Label : Napalm Records
Genre
: Power/Heavy Metal

1. Faster Than the Flame
2. Beast of Gévaudan
3. Dancing with the Dead
04. Varcolac
05. Alive or Undead
06. Blood for Blood (Faoladh)
07. Glaubenskraft
08. Call of the Wild

09. Sermon of Swords
10. Undress to Confess
11. Reverent of Rats

NOTRE AVIS

Après une carrière sans accro, Powerwolf marque le pas pour la première fois avec "Call of the Wild" : moins mélodique, moins épique et surtout moins inspiré, ce nouvel album n'arrive pas à se hisser au même niveau que son prédécesseur. Comprenons-nous bien : "Call of the Wild" reste un album agréable à écouter mais impossible de ne pas ressortir avec un sentiment de frustration, comme si le groupe avait bien plus à nous proposer. Powerwolf patine légèrement et on espère que le groupe reviendra tout simplement encore plus fort la prochaine fois.
Composition
6
Arrangements
8
Écriture
7
AlexPMF
AlexPMF
Pirate des temps modernes chevauchant le monde sur son dragon, un violoncelle dans la main et une bouteille de bière dans l'autre. Mes références : Running Wild / Powerwolf / Gloryhammer / Rhapsody

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Après une carrière sans accro, Powerwolf marque le pas pour la première fois avec "Call of the Wild" : moins mélodique, moins épique et surtout moins inspiré, ce nouvel album n'arrive pas à se hisser au même niveau que son prédécesseur. Comprenons-nous bien : "Call of the Wild" reste un album agréable à écouter mais impossible de ne pas ressortir avec un sentiment de frustration, comme si le groupe avait bien plus à nous proposer. Powerwolf patine légèrement et on espère que le groupe reviendra tout simplement encore plus fort la prochaine fois.Powerwolf - Call of the Wild