C’était vendredi, c’était dans la capitale et c’était Sold Out ! Retour sur le « Great Tour » de Sabaton au Zenith de Paris.
C’est face à une longue file d’attente que nous débarquons au Zenith de Paris vers 16h. Le temps est clément, un poil frais, mais la pluie ne s’invite pas à la fête. Au programme ce soir : Amaranthe, Apocalyptica et Sabaton.
Le Zenith ouvre ses portes aux alentours de 18h et c’est déjà l’effervescence à l’intérieur alors que le merch est pris d’assaut ! En quelques minutes, le Shirt Tour flanqué de la date parisienne disparait des stocks. Mais là n’est pas l’essentiel. Après avoir chopé quelques bières au passage, nous nous dirigeons directement vers la scène où un gigantesque backdrop de Sabaton nous accueille.
19h – AMARANTHE –
Alors bon, nous n’avons jamais été très tendre avec Amaranthe, et ça ne va pas aller en s’améliorant. Il faut dire que la bande de suédois s’offre pas mal de premières parties des grands noms de la scène Power Metal (Powerwolf, Hammerfall, Sabaton, etc.). Un sacré coup de projecteur pour le groupe, certes, mais à force de les retrouver sur toutes les premières parties, on finit par se lasser, et à attendre poliment la fin.
Cependant, avouons que ce Power Metal qualifié de « Modern Melodic » aux consonances électroniques trouve largement son public à chaque représentation. La salle reste très réceptive au spectacle, mené d’une main de maître par la toujours aussi séduisante Elize Ryd. Les grands titres de la formation sont passés en revue, à commencer par « Maximize » qui ouvre les hostilités, suivi d’autres classiques comme « Digital World », « Hunger » et autres « Amaranthine ».
Le dernier album en date, « Hélix », est aussi à l’honneur avec notamment le très bon titre éponyme, et « GG6 ». Enfin, c’est sur « Drop Dead Cynical » que Amaranthe rend les armes après un set d’environs 40 minutes qui aura contenté une bonne majorité de la fosse.
20h – APOCALYPTICA –
Cela fait maintenant de nombreuses années que Apocalyptica est considéré comme une institution du Metal en général, de par leur talent et leur excentricité. Il faut dire que de voir évoluer un batteur et trois violoncellistes sur une scène Metal n’est pas très courant. Connus d’abord comme un cover band (à commencer par leurs reprises de Metallica ou Sepultura et Panthera par la suite), le quatuor finlandais s’est largement forgé une réputation de grands compositeurs avec le temps.
Le premier titre qui ouvre le concert en est le parfait exemple : « Ashes Of The Modern World » extrait de leur futur album « Cell-0 », nous plonge dans une ambiance lugubre, apocalyptique et fascinante. Apocalyptica n’en oublie pas pour autant ses talents de cover band avec « Seek & Destroy » de Metallica ou « Seemann » de Rammstein, l’occasion pour nous de retrouver Elize Ryd au micro dans sa plus belle robe de soirée.
L’exceptionnel « Hall of The Mountain King » nous rappelle au talent de ces musiciens hors pair qui rendent hommage au compositeur Edvard Grieg, avec en bonus une Marseillaise bien placée au beau milieu du titre et reprise en chœur par les 7 000 personnes présentes ce soir.
Enfin, c’est évidemment « Nothing Else Matters » de Metallica qui conclura ce set d’une petite heure rondement mené.
Mais vite, le backdrop de Sabaton refait son apparition, un combat se prépare, H- 30 minutes…
21h20 – SABATON –
C’est sous un tonnerre d’explosions que le backdrop s’écroule alors que « Ghost Division » lance la première salve d’une soirée qui s’annonce épique ! La bataille fait rage dans la fosse. Ce soir, seuls les plus forts survivront !
Cette tournée intitulée « The Great Tour » rend forcement honneur au dernier né de Sabaton « The Great War » avec trois titres à l’enchainé : « Great War », « The Attack of the Dead Men » et « Seven Pillars of Wisdom ». À noter la scénographie génialissime de « The Attack of the Dead Men » : Le groupe s’équipe de masques à gaz alors que Joakim Brodén s’occupe d’inonder la scène de gaz mortel…
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S’ensuivent « Diary of an Unknown Soldier » et « The Lost Battalion » qui nous offrent un court moment de repos dans ce concert qui va vite s’accélérer avec le d’ores et déjà incontournable « The Red Baron » qui met le feu à la salle. Pour cette chanson, un Fokker Dr.I, identique à celui du Baron Rouge trône sur scène. Il s’agit en fait d’un orgue magnifique, capable lui aussi d’émettre des salves de tir. Rassurez-vous, ce ne sont que des feux d’artifice. Écouter ce titre en live joué à l’orgue est un pur bonheur… un des grands moments de cette soirée !
Arrive ensuite l’inévitable « The Last Stand » avant que ne résonnent l’hommage à Alvin York « 82nd All the Way » et l’exceptionnel « Night Witches » toujours aussi jouissif en live.
La salle se plonge dans le noir quelques secondes avant que les projecteurs ne s’allument sur Apocalyptica, en featuring sur cette tournée avec Sabaton. Ce ne seront pas moins de 5 titres que les deux formations joueront ensemble. « Angels Calling » qui témoigne de cette collaboration résonne en premier, suivi par « Fields of Verdun » et « The Price of a Mile ». Apocalyptica donne du cœur et de l’énergie sur scène, le rendu est exceptionnel.
Vêtu des vestes des hussards suédois, Sabaton rend hommage à l’Histoire de la Suède avec l’épique « The Lion From the North » et évidemment le magistral « Carolus Rex ». Un moment magique auquel aura contribué Apocalyptica qui quitte la scène avant le Rappel.
À lire : [RÉTRO-CHRONIQUE] Sabaton : l’Histoire extraordinaire de Carolus Rex
C’est au son de « Primo Victoria » de Sabaton débute le Rappel avant d’enchainer avec « Bismarck » et de nous achever avec « Swedish Pagans » et, évidemment, « To Hell and Back ».
On ne va pas bouder notre plaisir, ce live était à la hauteur de nos attentes : une grosse ambiance (un peu trop parfois, à croire que le respect commence aussi à se perdre dans les fosses), des moments uniques (présence de Apocalyptica en featuring, scénographie travaillée) et une setlist très étoffée. Alors oui, il manque des incontournables sur cette setlist, et comme souvent, le concert est passé trop vite. C’est courbaturé et fatigué que je vous écrit cette chronique, mais putain, qu’est-ce que c’était bon…
(Crédit photo de couverture : Zenith Paris – La Villette)
SETLIST :
- Ghost Division
- Great War
- The Attack of the Dead Men
- Seven Pillars of Wisdom
- Diary of an Unknown Soldier
- The Lost Battalion
- The Red Baron
- The Last Stand
- 82nd All the Way
- Night Witches
- Angels Calling
- Fields of Verdun
- The Price of a Mile
- The Lion From the North
- Carolus Rex
- Primo Victoria
- Bismarck
- Swedish Pagans
- To Hell and Back





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