Demons & Wizards brille par sa capacité à disparaitre pour mieux réapparaitre. Ainsi, lorsque la formation se produit en live, l’instant est exceptionnel, presque magique. Leur présence au Hellfest est donc un événement. Un première pour la formation avec, nous allons tuer le suspense tout de suite, une prestation de haute volée.
Demons & Wizards, ou sans doute l’un des projets Heavy/Power aussi connu que pratiquement invisible. Le projet initié par Hansi Kursch (Blind Guardian) et Jon Schaffer (Iced Earth) agit en effet dans l’obscurité avec deux albums (1999, 2005) en 20 ans de collaboration. Autant dire que le groupe se fait rare, surtout en France.
Pour leur grande première à Clisson, Demons & Wizards n’a pas déçu. Pour commencer, Hansi Kursch (Blind Guardian) est venu accompagné de son guitariste Marcus Siepen (à la basse pour l’occasion) et de son batteur Frederik Ehmke. On sent déjà le moment de grâce arriver. Le live démarre fort avec « Heaven Denies ». Dans un décor jonché de croix et de pierres tombales, Hansi Kursch dans une grande forme vocale, comme à son habitude, transcende déjà l’auditoire à travers ce morceau d’une extrême puissance, soutenu par des chœurs enivrants.
Alors que « Poor Man’s Cruisade » se termine, « Crimson King » vient monter le niveau d’un cran. Entre la puissance des riffs de gratte, les refrains grandioses et l’ambiance mystique qui s’en dégage, le morceau est une merveille.
Cette réunion entre Iced Earth et Blind Guardian, c’est aussi l’occasion de sortir un ou deux titres de chacune des formations. Résonne alors « Burning Times » de Iced Earth avant d’enchainer sans prévenir sur le légendaire « Welcome To Dying » de Blind Guardian avec un solo déter de Jon Schaffer… Magique !
Difficile de faire mieux après ça. « The Gunsliger » se démarque bien, mais ce n’est rien comparé à « Terror Train » avec une montée crescendo qui se termine dans un fracas de riffs très ordonnés. « Blood In My Hands » nous ramène à un son plus harmonieux, dans la grande tradition des succès de Demons & Wizards. Ce morceau est une merveille à écouter. En live elle dégage une puissance incroyable…
Enfin, que serait un live de Demons & Wizards sans finir par « Fiddler On The Green » ? C’est l’apothéose de ce concert, un moment de grâce, de partage entre une formation et un public qui devrait se rappeler longtemps de cette prestation.
Demons & Wizards est secret, rare, mystérieux. Les voir en live, c’est une chance. Que tous ceux qui étaient présent au Hellfest ce vendredi 21 juin, à 16h45 devant la Mainstage 01, savourent encore leur plaisir, ce moment était magique…
Revivez le live sur Arte TV : https://www.arte.tv/fr/videos/089122-002-A/demons-wizards-au-hellfest/



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