
Bloodbound est de retour avec un nouvel album « Rise of the Dragon Empire », qui s’inscrit dans la suite directe de leur précédent opus, l’excellent « War of Dragons », sorti il y a 2 ans presque jour pour jour. La pression était donc peut-être un peu plus élevée que d’habitude et le groupe était attendu de pied ferme par des fans qui, disons le tout de suite, ne seront pas déçus…
Animal légendaire, tantôt ennemi, tantôt allié, le dragon est un personnage incontournable du Power Metal. De Rhapsody of Fire à Gloryhammer, en passant par Hammerfall ou Manowar, il est de toutes les guerres, de tous les combats et de toutes les quêtes.
« Si t’as pas sorti une chanson qui parle de dragon avant tes 50 ans, c’est que tu as raté ta carrière » dit-on même dans le milieu.
Certains, comme Bloodbound, en ont d’ailleurs fait leur marque de fabrique. Depuis quelques années, nos amis suédois mangent dragon, respirent dragon et s’habillent dragon. On est donc pas vraiment surpris que la créature soit de nouveau le centre d’attention de ce nouvel opus, sa carcasse trônant fièrement au centre d’un cover absolument magnifique.
Musicalement, le groupe n’a rien perdu de son talent pour composer des mélodies puissantes et accrocheuses, en alliant avec justesse des airs folk ou orchestraux à une partie rythmique énergique. L’ensemble étant porté au chant par Patrik Johansson, qui signe à nouveau une excellente prestation vocale.
Concrètement, la recette qui avait déjà fait ses preuves il y a deux ans sur « War of Dragons » ne change donc pas d’un iota et fonctionne de nouveau ici.
C’est le cas notamment sur « Rise of the Dragon Empire », piste éponyme qui ouvre parfaitement l’album avec ses airs folk et son refrain qui entre directement en tête; sur l’excellentissime « Slayer of Kings », dont l’air n’est pas sans nous rappeler un certain « Keelhauled » d’Alestorm, ou encore sur « The Warlock’s Trail », titre qui définit à lui tout seul le son à la fois énergique, épique et fun de Bloodbound.
Au niveau de l’inspiration, les suédois ratissent large et rendent hommage à plusieurs groupes mais c’est assurément Sabaton qui apparaît en filigrane de pas mal de titres.
On peut par exemple citer des chansons comme « Blackwater Bay », « Skyriders and Stormbringers », qui nous rappelle « Carolus Rex » dans son tempo, ou plus encore « A blessing in Sorcery » dont les claviers et le pont sonnent clairement « Sabatonesques ».
Il ne faut pourtant pas y voir là le signe d’une paresse ou d’un manque total d’inspiration. Si les similitudes dans les sonorités sont effectivement flagrantes, la qualité de l’album repose également sur le soin particulier apporté à chacune des compositions, que ce soit au niveau de l’écriture, des arrangements (« Magical Eye » pour ne citer qu’elle) ou de l’interprétation. Je parlais en ouverture de la partie chant de Patrik Johansson mais il en va de même pour tous les musiciens du groupe, chacun délivrant une partition sans fausses notes.
Ainsi, il n’y pratiquement aucune piste faible sur « Rise of the Dragon Empire ». Bloodbound parvient même à livrer quelque chose d’un peu différent avec le très heavy « Breaking The Beast » et son refrain qui rentre à grand coup de marteau dans nos oreilles. Preuve que le groupe peut s’aventurer avec réussite dans un autre registre.
BLOODBOUND – « Rise of the Dragon Empire »
SORTI LE 22/03/2019
LABEL : AFM RECORDS
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