Chronique du nouvel album d‘Adamantis, Reforged
Le Power metal épique américain fait son retour avec le groupe originaire du Massachusetts, Adamantis et son nouvel album « Reforged ». Le style direct et froid se veut très martial, au risque de délaisser la mélodie qui avait pourtant fait sa force lors de leur premier album. Chronique
Remarqué en 2020 avec leur premier album Far Flung Realm, Adamantis s’est fait depuis relativement discret, mis à part la sortie de leur premier EP en 2022. Avec les américains, le style se veut direct, brutal, froid et terriblement épique, un peu comme les groupes pionniers du genre aux Etats-Unis comme Manilla Road ou Riot V.
Il faut dire que le Power metal outre Atlantique est dans l’ensemble complétement différent de celui que l’on retrouve en Europe. Les groupes comme Manowar ou Eternal Champion n’ont eu de cesse de le démontrer, affichant un style beaucoup plus lourd et moins rapide. Adamantis reprend le flambeau de ses ainés niveau style, mais avec un second album qui manque de puissance.
Un album inégal qui nous laisse sur notre faim
Leur premier album de 2020 nous avait laissé sur une impression enthousiasmante tant le style était emballant et l’interprétation efficace. 5 ans plus tard, le groupe semble manquer un poil de créativité. Si Adamantis reste un groupe efficace dans son genre, il peine à monter en puissance avec ce second album.
Tout d’abord, le groupe privilégie d’avantage les moments plus lents, plus lourd avec toujours un sensation de froideur comme si le chant et la musique résonnait dans un long couloir médiéval aussi vide que sombre.
Certaines intro feraient presque penser à du Doom metal à l’instar d’un titre comme The Sailor on the Seas of Fate. Certes c’est épique, c’est grandiloquant, mais un tantinet trop lent …. après tout, le Power metal se veut un style rapide et tranchant. Ici, on s’éloigne du genre. On retrouve un peu le même état d’esprit avec Time of Contempt et Gate of Miklagard. Sur 8 titres que composent l’album – dont un est instrumental – , cela commence à faire beaucoup.
Au final, cet album semble avoir été composé dans la précipitation, avec une mélodie qui a été délaissé pour un rythme plus lent et plus brut.
Heureusement, certains titres parviennent à garder notre attention comme le très intéressant Steelclad, dont le chant saccadé et le style fait un peu penser à celui du groupe de Folk des Iles Féroé Tyr. Nous pouvons également recommander le titre éponyme de l’album, qui axe davantage cette chanson sur la vitesse et se distingue par ses arrangements ou bien encore par l’ouverture de l’album Ride for Ruin et ses sonorités heavy des années 80′. Malgré tout, le manque de puissance agressive, de pêche et parfois de convictions au chant laisse un sentiment d’inachevé.
La magie du premier album semble s’être éloignée avec Reforged, qui n’est pourtant pas un mauvais album, c’est tout simplement que le style s’est considérablement éloigné du Power metal. Cet album est plutôt à mettre dans les mains d’un fan de Heavy metal. A voir si le groupe persiste dans cette direction. Affaire à suivre !


