Hartlight – The Triumph of Metal

Chronique du nouvel album de Hartlight, « The Triumph of Metal »

Deuxième album en deux ans pour le groupe franco-suisse Hartlight. Avec un style quasi unique dans l’hexagone la formation continue son petit bonhomme de chemin et conforte son statut de groupe prometteur

La formation amenée par Adrien Djouadou et Noémie Allet est particulièrement prolifique. Ex membres de Phoebus the Knight (2 EP’s et 1 album en 2022 et 2023), la bande, complétée par Adrien Guingal et Guillaume Remih a marqué le coup en 2024 avec l’album As Above, So Bellow.

Hartlight n’est pas qu’un simple groupe de Power metal, la formation est difficilement classable. Si le côté speed metal n’est jamais très loin de même que les orchestrations épiques et mélodiques, les changements de rythmes réguliers, les solos des instrus, et les chansons à rallonges souvent supérieures à 6 minutes font sortir le groupe du simple cadre du Power metal. On est donc loin des chansons rapides et courtes que l’on retrouve généralement dans le Power metal.

Le metal symphonique est présent sur l’ensemble de leur composition, auquel s’agrège une ambiance gothique et un style prog’ metal accentué. On retrouvait déjà cette formule sur leur album précédent mais avec un style Power très largement présent. Avec « The Triumph of Metal », le côté Power metal semble davantage s’éloigner de l’ADN de Hartlight, qui puise dans de multiples styles pour présenter une œuvre colossale, mature et tellement riche.

©Hartlightband

Hartlight, un groupe immersif

L’album s’ouvre sur le titre éponyme, The Triumph of Metal. Le clip retranscrit parfaitement le style du groupe : croix gothique, présence de tour médiéval, images quasi spirituelles, les thèmes religieux et spirituels sont omniprésents chez Hartlight. Ce single est un vrai titre de Power metal. On y retrouve tous les bons éléments de notre style préféré : des orchestrations épiques et prenantes, une musique rapide et musclée, une chanteuse qui utilise une voix grave et lourde. Le cri de rageur de Noémie Allet lance un album sur les chapeaux de roues, et qui se démarque déjà avec un premier titre parfaitement composé.

Plus lourd, plus menaçant, plus lent, Polymorphia est peut-être le single le plus percutant. Parfaitement à l’aise au micro, la chanteuse accentue chaque parole, bien secondé par des instrus qui excellent et parviennent à retranscrire un style épique et sombre. Difficile de se lasser de telles chansons, absolument pas linéraire et dont chaque parties diffèrent ce celle précédente. La force de Hartlight réside indéniablement dans son écriture. Le rythme en perpétuel évolution varie les tons et permet de lutter contre une quelconque lassitude.

Dans le même style, on retiendra la chanson The Scales of Rebis avec son côté speed et orchestral parfaitement exécuté et une chanteuse qui semble davantage à l’aise dans son poste de frontwoman. Autre titre intéressant, Mind’s Arboretum et son style assez léger varie là encore le tempo parvenant à nous garder en haleine tout au long de ces 6 minutes.

Hartlight parvient aisément à travers ses titres à nous immerger dans cet univers gothique qu’ils affectionnent tant, mais également à prendre des risques. Sortant de leur zone de confort, le groupe présente des titres étonnants et diversifiés, à l’instar de As my Will to Power is Seen, dont l’ouverture fait penser à une chanson médiévale, avec un coté barde très agréable et bienvenu à ce moment de l’album.

On retiendra également le titre A Song of Blood and Steel et ses sonorités asiatiques avec en plus de cela, un chant en japonais totalement inattendus mais qui vaut la peine de relever tant cela est réussi. Les orchestrations d’Adrien Djouadou sont un régal et illustre à merveille ce single qui à de quoi décourager au premier abord de par sa longueur – 11 minutes! – mais qui s’avère être une belle surprise.

Il peut sembler difficile pour certains de rattacher une formation comme Hartlight au Power metal, tant le côté prog’, gothique et sympho sont présents tout au long de l’album. Le groupe parvient à justement se détacher une quelconque étiquette et à prendre le meilleur de chaque style pour un faire un mélange subtile, riche et parfaitement exécuté.

Détails de l'album

Date de sortie :
28 février 2025
Label :
Kvlt and Kaos Production
Genre :
Metal symphonique / Metal Progressif / Power metal symphonique
Setlist :
1. The Triumph of Metal 2. Polymorphia 3. The Scale of Rebis 4. Midnight 5. The City of Tears 6. Mind's Arboretum 7. As my Will to Power is Seen 8. A Song of Blood and Steel

NOTRE AVIS

Une nouvelle fois, c'est un album réussi pour Hartlight qui parvient aisément grâce à un mélange des genres à nous présenter un album mature, costaud et tellement mélodique. A l'aise dans le chant, Noémie Allet délivre une belle performance, bien accompagnée par des musiciens chevronnés et des orchestrations à la fois prenantes et épiques. SI le style particulièrement riche et diversifié semble s'éloigner parfois du Power metal, le speed metal et le metal symphonique restent présents tout au long d'un album qui aura réussi à nous surprendre et à se faire apprécier.
Composition
8
Arrangements
8,5
Écriture
9
ClemPMF
ClemPMF
Issu d'un croisement entre le punk des Ramones et le Heavy de Def Leppard, ce poitevin aux goûts vestimentaires douteux trouve l'illumination musicale lors d'une ténébreuse soirée après la découverte du Power Germanique. Freedom Call et Axxis demeurent sa référence évidente, mais la scène italienne de Rhapsody fait de lui un homme volage.
Une nouvelle fois, c'est un album réussi pour Hartlight qui parvient aisément grâce à un mélange des genres à nous présenter un album mature, costaud et tellement mélodique. A l'aise dans le chant, Noémie Allet délivre une belle performance, bien accompagnée par des musiciens chevronnés et des orchestrations à la fois prenantes et épiques. SI le style particulièrement riche et diversifié semble s'éloigner parfois du Power metal, le speed metal et le metal symphonique restent présents tout au long d'un album qui aura réussi à nous surprendre et à se faire apprécier.Hartlight - The Triumph of Metal