La guilde est formée, ils sont réunis, ils sont forts, ils sont prêts à se battre, prêts à s’imposer sur les terres du Power Metal ! La guilde avance bravement et sans relâche avec son premier opus qui restera dans les mémoires de chacun ! Un triomphe ? Chaque guerrier ayant eu le privilège de croiser le chemin de The 7th Guild n’oubliera jamais le voyage incroyable que propose « Triumviro » !
The 7th Guild, le Metal Opera à l’italienne
Parmi des terres diverses et variées, plus ou moins reculées, de l’Italie, le Power Metal coule dans le sang de beaucoup de guerriers partageant cette même passion. Quand on sait que le pays est le berceau même du Power Metal Symphonique, on sait également que nombreux groupes de Power Metal classique influencés par la vague allemande existent.
A travers différents coins de l’Italie, plusieurs musiciens ont décidé de se réunir pour fonder une guilde, où le Power Metal Symphonique et la première vague du Power, auparavant appelé « Speed mélodique », se croisent pour former un « Metal Opera » à l’italienne. Ce type de projet, où Avantasia règne en maître, est le premier à s’imposer en Italie. Que nous apporte donc cette guilde ?
Très rapide et très enjoué
The 7th Guild, littéralement « La Septème Guilde », pourquoi la septième ? Quelles étaient les six précédentes ? Qu’est-ce que cela signifie ? On sait juste qu’après un dernier album de Skeletoon paru en 2021, Tomi Fooler a mis de côté son groupe phare pour fonder, avec ces deux acolytes Giacomo Voli (Rhapsody Of Fire) et Ivan Giannini (Derdian), cette nouvelle guilde en question.
La guilde possède un premier blason du nom de « Triumviro ». Le triumvirat était, à l’origine, une association romaine composée de trois hommes de poids égaux qui exercent en commun une grande influence (le meilleur exemple était le « triumvirat des boss » qui réunissait Jules César, Pompée et Crassus). Au vu de la pochette en plus du fait qu’un trio de chanteurs mène la barque, ce premier album porte bien son nom.
Musicalement, comment sonne The 7th Guild ? Que vaut ce « Metal Opera » purement italien ? Parce que oui, tous les autres membres de la guilde sont italiens aussi ! De manière générale, c’est à la fois très rapide et très enjoué, on retrouve beaucoup les codes d’un Power Metal joyeux, rapide et qui donne la pêche (et le sourire).
Ayant fait office de premier single qui a convaincu grand nombre de fans lors de sa parution, « Holy Land » ouvre également les rideaux de la scène par son caractère dynamique et joyeux. Le refrain est un véritable hymne qui parvient à convaincre aisément tout comme le final épique qui pourrait laisser penser qu’il s’agit d’un second refrain.
Mais est-ce que ce premier hymne est l’unique pépite de l’opus ? Que nenni ! Le titre « The 7th Guild » s’enchaîne parfaitement bien avec un autre hymne en guise de refrain, en misant plus sur l’atmosphère enjouée à la façon de Freedom Call tout en conservant une énergie rapide digne d’Helloween. Les mélodies fonctionnent à merveille.
Le trio de voix s’accorde d’une justesse impeccable tout au long de cet album. Le partage des voix entre les différentes parties, qu’elles soient coordonnées ou à tour de rôle, sur l’hymne (oui encore un) « In Nomine Patris » démontre bien cette belle harmonie entre les chanteurs (ou triumvirs !).
Bien sûr, tel Tobias Sammet qui peut user parfois des sonorités proches d’Edguy à travers Avantasia, Tomi Fooler va faire de même mais en allant plus loin sur le morceau « The Metal Charade ». Dans un pur esprit Skeletoon, seul Tomi Fooler chante ici accompagné de musiciens de son groupe dans une ambiance joyeusement épique qui rappelle leurs trois derniers albums. Et pourtant, cet hymne incroyable appartient bien à The 7th Guild.
Mais aussi des voix lyriques imposantes
L’atmosphère épique présente chez The 7th Guild use beaucoup du caractère dynamique et enjoué du Power Metal, mais mise aussi sur ses grandes orchestrations et ses envolées lyriques propres au Power Metal Symphonique. Le mid-tempo « Glorious » mixe tous ces aspects.
Les voix lyriques imposantes collent bien au « Metal Opera » que The 7th Guild veut mener. La technique de la voix lyrique est très présente sur le morceau « La promessa cremisi » où chaque chanteur chante avec justesse et précision. D’ailleurs, les paroles en italien se combinent bien avec la musique du groupe, tout comme les quelques vers en italien présents aussi sur d’autres titres au passage.
Au sein de ce « Metal Opera » aux voix lyriques imposantes, The 7th Guild se rapproche aussi, sans grande surprise d’Avantasia. La ballade « Time » au piano fait fortement penser à « In Quest For », tout comme « Guardians of Eternity » se rapproche plus de la vague allemande que de la vague italienne où l’aspect lyrique est beaucoup moins présent.
Après cette vague d’émotions qu’ont pu apporter les huit chansons de l’album, le groupe conclut par un titre de Shaman repris avec maestria : « Fairy Tale ». C’est une belle fin suite à une aventure épique que de rendre hommage au grand André Matos, ce qu’avait déjà fait brillamment Tomi Fooler avec Skeletoon sur « Nemesis » au passage, en reprenant « Carry on » d’Angra.


