Chronique de « Game of Faces », nouvel album de Dynazty
Dynazty est de retour avec « Game of Faces », un album assez attendu et qui traduit l’intérêt toujours plus grand du public pour le Power Metal « hybride », mélangeant les styles et les sonorités. Le succès est-il au rendez-vous ? Réponse tout de suite…
Une fois n’est pas coutume, commençons cette chronique par un aveu : Dynazty n’est clairement pas le groupe le plus en vogue dans la rédaction de PMF. Néanmoins, l’album étant attendu par plusieurs membres de la communauté, nous avons donc décidé de lui laisser une chance. Grand bien nous en a pris car « Game of Faces » se révèle être un album tout simplement excellent !
Le triomphe du Power moderne
Tout comme son frontman Nils Molin, qui officie également chez New Horizon et Amaranthe, Dynzazty est un groupe qui ne chôme pas : « Game of Faces » est le neuvième album de la formation Suédoise depuis le tout premier sorti en 2009. Un ratio plus que respectable. Après des débuts assez confidentiels, Dynazty rencontre le succès en 2018 avec « Firesign », premier opus sorti chez AFM Records, et confirme ensuite avec « Final Advent ». Cette montée en puissance se confirme avec un nouvel album et surtout un nouveau label d’envergure : Nuclear Blast.
Ce qui ne change pas en revanche, c’est le style musical des Suédois. A l’image d’autres formations Scandinaves comme Beast in Black ou Majestica, Dynazty prône un Power Metal dit moderne, qui mélange le Heavy à des éléments empruntés à la Pop voir à la Dance. Une alchimie qui semble plaire à un nombre grandissant de fans et qui est en train de refaçonner la définition du Power Metal. L’ensemble repose ainsi sur une base ultra mélodique et surtout facile d’accès. Loin des envolés lyriques ou symphoniques d’un Rhapsody ou les riffs rugueux d’un Hammerfall, Dynazty mise davantage sur l’efficacité de ses morceaux et vise ainsi un public plus large. Le tempo des compositions est donc assez modéré, ou en tout cas loin des standards de rapidité du Power.
Cette ambition est illustrée à travers différents titres comme « Call of the Night », «Game of Faces » ou « Devilry of Ecstasy ». Avec leur faux air de musique Pop, leur mélodie soignée et surtout leur refrain accrocheur, ces morceaux sont un bel exemple du style des Suédois. Ajoutez à cela une pointe d’électro pour moderniser et dynamiser l’ensemble et vous obtenez le combo gagnant. Ce n’est d’ailleurs probablement pas un hasard si ces trois morceaux ont été choisis par Dynazty comme singles. En termes de « produit d’appel », difficile de faire mieux.
Un album sans réelles fausses notes
Si la recette peut paraitre simple, elle n’en est pas moins efficace. Dynazty a peaufiné son style et gommé les défauts de ses albums précédents, qui manquaient parfois de cohérence et de titres vraiment marquants. Rien de cela ici, l’album suit une ligne claire du début à la fin et se révèle particulièrement bien écrit. Parmi les autres morceaux très réussis, citons par exemple « Fortune Favors the Brave » ou encore « Sole Survivor », qui est celui qui possède l’ambiance la plus singulière, avec ses faux airs « rétro » et son pont résolument électro.
Notons également la qualité des solos de gratte qui ponctuent chaque titre et qui viennent quand même rappeler que l’on est bien en présence d’un album Power. On pourra même pardonner la présence de la Power balade « Dream of Spring », pas vraiment indispensable.
En définitive, avec sa durée de 42 minutes, « Game of Faces » est un album qui s’écoute facilement et qui réussit parfaitement sa mission de toucher un public large, même non initié aux joies du Metal. Et ça, il faut bien reconnaitre que c’est un joli tour de force.


