Parmi les mondes où chevaliers et dragons règnent en maître, une contrée nordique au vent glacial a sacré, en ce début d’année, une nouvelle recrue de chevalier dragon. Dragonknight arrive tout droit de Finlande avec « Legions », un premier album très intéressant et prometteur !
Dragonknight, un nouveau chevalier finlandais
Bien que l’on en retienne beaucoup moins de groupes qu’en Allemagne, en Italie ou encore en Suède, la Finlande reste une terre importante dans l’Histoire du Power Metal. C’est quand même au sein de cette contrée qu’est né Stratovarius, l’un des premiers grands noms du genre. D’autres, par la suite, marqueront fortement les esprits comme Sonata Arctica ou, plus récemment, Beast In Black.
De manière générale, on retrouve très rarement la thématique de l’heroic fantasy parmi les groupes finlandais. Et pourtant, un tout nouveau groupe du nom de Dragonknight a sorti son premier album en début d’année et semble bien s’affirmer en tant que chevalier dragon (tout est dans le nom du groupe aussi !).
Pas de doute, c’est épique !
Dès les premières notes de l’intro « Ascendance – Through Sea and Fire », on est déjà comblés par l’atmosphère qui s’en dégage ! C’est digne d’une excellente musique de films qui pourrait nous rappeler Howard Shore pour Le Seigneur des anneaux. Si l’intro arrive à convaincre, la suite devrait alors promettre !
Le premier morceau « The Legions of Immortal Dragonlords » nous plonge dans un Power Metal épique qu’on retrouvera tout au long de l’album. Le synthé au son du clavecin du style néo-classique se rapproche non pas seulement de Stratovarius, mais aussi de Rhapsody par ses orchestrations épiques en fond.
Pas de doute, c’est épique ! Pas besoin de le préciser davantage, en plus de ça c’est rapide, puissant et les refrains accrochent l’auditeur sans la moindre difficulté. « Storm Bringer » par exemple combine parfaitement un refrain digne d’Helloween qui prend les tripes avec tous les éléments cités ci-dessus (besoin de repréciser que c’est épique ?).
Cette même atmosphère se ressent également à travers la ballade de l’album « Astarte Rise » où, en plus de Rhapsody, l’influence Blind Guardian est bien plus que présente, entre son refrain riche en instruments et ses divers passages acoustiques.
Epiquement varié !
Dragonknight mise son style sur le côté très épique du genre (ah on l’a déjà dit ?), mais il s’avère que c’est épiquement varié, que le groupe sait où vouloir nous emmener et qu’on arrive à distinguer nombreux morceaux au sein de l’album.
Des influences Folk sont présentes avec des titres tels que « Defender of Dragons », donnant la sensation que Rhapsody et Elvenking ne font qu’un ici, ou encore « The Imperator » qui nous remémore fortement le travail de Brothers Of Metal et son Power Metal également varié.
La catégorie live entre aussi en jeu quand on écoute « Sword of the Northern Lights » puisque c’est clairement le type de morceau que l’on retient sans trop de difficultés par sa mélodie et son refrain, à la façon d’un « I Want Out » d’Helloween ou « Hunting High and Low » de Stratovarius.
Bien sûr, parmi tous ces éléments qui font le charme de cet opus, une mention spéciale est à attribuer à « Pirates, Bloody Pirates! » qui regroupe tout ce qu’il y a de varié à travers l’album, rendant ce titre particulièrement épique par rapport à tout ce qu’il y a d’épique dans l’album. Une véritable pépite qui s’écoute sans modération !


