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Beast in Black – Dark Connection

« Dark Connection », le nouvel album de Beast in Black, nous propose un retour vers le futur à la sauce vintage très réussi.

Cela ne vous aura pas échappé, le rétro est à la mode en ce moment et il s’immisce pratiquement partout : longtemps moquées et ringardisées, les années 80 effectuent un retour en force et le Metal n’échappe pas à la règle.

Parmi les exemples récents, citons notamment l’excellent dernier album de Dragonforce, «Extreme Power Metal», sorti en 2019, et qui mettait particulièrement à l’honneur les jeux vidéo des années 80, Pac-Man en tête.

C’est aujourd’hui au tour de Beast in Black de rendre hommage à cette glorieuse décennie à travers un album puisant son inspiration dans l’univers cyberpunk et dans certains classiques du cinéma comme Blade Runner. C’est d’ailleurs une chanson du même nom qui ouvre l’album, offrant une entrée en matière parfaite et donnant un excellent aperçu de ce qui nous attend pendant 60 minutes : du Power Metal énergique et mélodique, des synthés qui nous propulsent directement 40 ans en arrière, le tout porté par un Yannis Papadopoulos impérial derrière les micros.

Une partie vocale de haut niveau

Difficile en effet de ne pas mettre ce dernier en avant, tant sa prestation vocale nous aura éblouie sur l’intégralité de l’album. Aussi à l’aise sur des titres techniques comme «Blade Runner» ou «Highway to Mars» ou sur des morceaux plus posés comme «Moonlight Rendez-vous» ou «My Dystopia», Yannis Papadopoulos se montre également étonnant de justesse sur les deux reprises que comptent l’album.

Sa version de «Battle Hymn » d’abord, titre exigeant de Manowar, apporte une alternative réellement convaincante à celle d’Eric Adams. Et que dire de «They don’t care about us», reprise d’un tube du Roi de la Pop, qui s’avère être un hommage aussi surprenant que réussi.

Une ambiance 80’s envoutante

L’autre point fort incontestable du nouvel album de Beast in  Black, c’est évidemment son ambiance. Au delà de la simple utilisation des synthés, c’est tout un travail de composition et d’arrangement qui rend ce voyage dans le temps si crédible. Un morceau comme le très entraînant «One Night in Tokyo» semble tout droit sortir d’une compilation Dance des années 90. L’excellent «Hightway to Mars»  ressemble lui à une chanson de Samantha Fox. «Moonlight Rendez-vous» est une Power Ballade d’une efficacité redoutable, dans le pur jus de ce qui se faisait jadis.

Un résultat facile en apparence mais qui est pourtant le fruit d’une réflexion poussée à tous les niveaux. Beast in Black ne copie pas le son des années 80, il s’en empare et le remet au gout du jour en le mélangeant avec son style de prédilection.

Une poignée de titres plus faibles

Car oui, rassurez-vous, «Dark Connection» reste bien un album de Power Metal, avec de bons gros riffs, des solos de gratte et des refrains efficaces, comme sur le bien nommé «Hardcore» ou sur «Revengeance Machine» par exemple.

Etrangement, ce sont ces morceaux les plus « Power » qui sont les moins réussis de l’album, surement parce que le charme de ce «Dark Connection» réside, comme on l’a dit, dans ses sonorités vintage.

Sans être mauvais, des titres comme «To The Last Drop Of Blood» ou «Broken Survivors», regroupés sur la «face B» de l’album se révèlent donc moins accrocheurs que ceux de la «face A».

On aurait aimé que Beast in Black aille jusqu’au bout de son idée, quitte à amputer l’album de ces deux ou trois titres plus dispensables.

Sortie : 29 octobre 2021
Label : Nuclear Blast
Genre
: Power Metal

  1. Blade Runner
  2. Bella Donna
  3. Highway to Mars
  4. Hardcore
  5. One Night in Tokyo
  6. Moonlight Rendez-vous
  7. Revengeance Machine
  8. Dark New World
  9. To the Last Drop of Blood
  10. Broken Survivors
  11. My Dystopia
  12. Battle Hymn (Manowar cover)
  13. They Don’t Care About Us (Michael Jackson cover)

NOTRE AVIS

Brillant ! Le nouvel album de Beast in Black offre une expérience vintage absolument bluffante et parfaitement interprétée. Loin de se contenter d’une pâle imitation des années 80, les Finlandais ont poussé le concept jusqu’au bout pour délivrer une brillante association de sonorités rétro et de Power Metal moderne, avec à la clé un album ultra mélodique à la une personnalité très marquée. Une véritablement claque et un sérieux candidat au titre de meilleur album de l’année.
Composition
8
Arrangements
9
Écriture
8
AlexPMF
AlexPMF
Pirate des temps modernes chevauchant le monde sur son dragon, un violoncelle dans la main et une bouteille de bière dans l'autre. Mes références : Running Wild / Powerwolf / Gloryhammer / Rhapsody

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Brillant ! Le nouvel album de Beast in Black offre une expérience vintage absolument bluffante et parfaitement interprétée. Loin de se contenter d’une pâle imitation des années 80, les Finlandais ont poussé le concept jusqu’au bout pour délivrer une brillante association de sonorités rétro et de Power Metal moderne, avec à la clé un album ultra mélodique à la une personnalité très marquée. Une véritablement claque et un sérieux candidat au titre de meilleur album de l’année.Beast in Black - Dark Connection