Hartlight – As Above, So Below

Un premier album costaud d’où se dégage une grande maturité. Le Power metal symphonique s’est trouvé un nouveau représentant de taille, il est franco-suisse et se nomme Hartlight

Un groupe de Power metal symphonique aux influences gothique

Formé en 2019, Hartlight est auteur d’un premier EP “From Midland and Beyond” en 2022, qui trouve son inspiration dans le manga à succès “Berserk”. Ce groupe est le projet du français français Adrien Djouadou et de la suissesse Noémie Marie. Partenaires dans la vie et dans la musique, les deux artistes sont également membres d’un autre groupe dont on parle régulièrement, Knight of Heliopolis (ex Phoebus the Knight).

Visuellement, Hartlight fait penser à un groupe de gothic metal avec ses costumes noirs, son logo en pentagramme et son atmosphère sombre, mais musicalement le groupe semble lorgner du côté symphonique. A l’instar d’un groupe comme Nigthwish, Hartlight présente un chant principal féminin en la personne de Noémie Marie, capable de monter dans les aigues (comme une certaine Tarja Turunen pour les connaisseurs) ou au contraire de prendre une voix davantage rocailleuse illustrant ainsi les moments épiques de l’album.

©AmarDjouadou

Vous l’aurez compris, Hartlight n’est pas un groupe de Power metal traditionnel. Si le côté speed metal n’est jamais loin comme sur “The Land of the Star” ou “And Nature Unfolds Once Again”, on y retrouve également un côté prog metal comme sur les titres “Bound to Eternity” et “Let the Fangs Bite”. Un mélange des genres qui permet de varier les écoutes et les plaisirs !

Un album qui a du coeur

Jamais avares en orchestrations, Hartlight pratique un Power metal opéra avec la mise en avant de sons de cloches, de chœurs et une harmonie qui prend aux tripes. Chanteuse remarquable, Noémie Marie exerce un boulot derrière le micro qui impressionne. On avait pu l’entendre au sein du groupe Phoebus the Knight, mais le plus souvent en complément d’un chanteur, ou en soutien. Ici, Noémie à quasiment le monopole du chant lui permettant d’exprimer sans complexe ses qualités vocales. Echappant à un chant trop opéra, la frontwoman s’inscrit davantage dans un style Power metal, capable de durcir sa voix, chantant à un rythme plus accéléré ou au contraire plus scandé.

Que serait une chanson sans des orchestrations puissantes ? La composition d’Adrien Djouadou tel un chef d’orchestre magnifie le chant de Noémie Marie, et instille tantôt un côté sombre voir inquiétant, tantôt au contraire un sentiment épique et mélodique. De par la diversité des sonorités, Adrien parvient à faire entrer l’auditeur dans un monde fait de magie. L’immersion dans les univers est indispensable pour comprendre le groupe et l’album; ici Hartlight remplie son contrat !

Les réserves que nous pouvons porter sur cet album concerne la longueur des titres. En effet, sur les 8 chansons de l’album, seule une seule dure moins de 5 minutes, donnant le sentiment pour certains titres comme “All Life Begins in the Dark” ou “That which Stagnates is a Liar” d’un remplissage. Le Power metal est habitué à donner des titres plutôt court. La longueur des chansons de cet album semble se justifier par le fait que justement, Hartlight n’est pas qu’un simple groupe de Power metal. Son univers musical va beaucoup plus loin, et navigue entre la musique symphonique et le metal progressif

The Land of the Stars” est ses 4 minutes et 21 secondes est le meilleur titre de l’album. Ici, Hartlight va droit au but avec une chanteuse parfaitement à l’aise qui varie les tons et un refrain sublime parfaitement construit. Difficile de se lasser d’un tel single !

Il serait dommage néanmoins de passer à côté de “Bound to Eternity” qui malgré sa longueur nous tient en haleine avec sa musique inspirante, sa batterie qui donne la charge et une prestation vocale des plus convaincantes. Autre titre intéressant “The Garden in the Heart” se présente comme un conte, avec un chant à deux voix (féminin et masculin) et un côté épique qui se dégage malgré le calme de la chanson. Enfin, nous pouvons évoquer “And Nature Unfolds Once Again” avec son côté speed bien couplé avec la chanteuse qui accélère son chant et déploie une énergie impressionnante.

©AmarDjouadou

Avec ce premier album Hartlight marque les esprits. Le groupe parvient à se distinguer à la fois par son style, quasi unique en France, par des orchestrations harmonieuses prenantes, et par une chanteuse qui aura livré une sacré interprétation. De quoi augurer de belles perspectives !

Détails de l'album

Date de sortie :
15 mars 2024
Label :
Independant
Genre :
Power Metal Symphonique, Metal symphonique, gothic metal
Setlist :
01. As Above, So Below 02. That which Stagnates is a Liar 03. The Land of the Stars 04. Bound to Eternity 05. Let the Fangs Bite 06. The Garden in the Heart 07. And Nature Unfolds Once Again 08. All Life Begins in the Dark

NOTRE AVIS

Le groupe franco-suisse nous présente un album particulièrement agréable à l'écoute. Le chant puissant et juste de la chanteuse Noémie Marie, bien suppléée par une production au poil et des musiciens talentueux font de As Above, So Below un album réussi et indispensable pour tout fan de Power metal symphonique.
Composition
8
Arrangements
8
Écriture
8
ClemPMF
ClemPMF
Issu d'un croisement entre le punk des Ramones et le Heavy de Def Leppard, ce poitevin aux goûts vestimentaires douteux trouve l'illumination musicale lors d'une ténébreuse soirée après la découverte du Power Germanique. Freedom Call et Axxis demeurent sa référence évidente, mais la scène italienne de Rhapsody fait de lui un homme volage.
Le groupe franco-suisse nous présente un album particulièrement agréable à l'écoute. Le chant puissant et juste de la chanteuse Noémie Marie, bien suppléée par une production au poil et des musiciens talentueux font de As Above, So Below un album réussi et indispensable pour tout fan de Power metal symphonique. Hartlight - As Above, So Below