
La scène Power Metal Italienne regorge de groupes talentueux qui ne demandent qu’à être mis en lumière. En voici un nouvel exemple avec Vexillum, qui va publier prochainement son quatrième album.
Commençons cette chronique par un aveu : avant de recevoir l’album, nous ne connaissions pas grand-chose de Vexillum. A notre décharge, il faut quand même souligner que les Italiens ont sorti trois albums entre 2011 et 2015 avant de faire une longue pause de six ans, qui prend donc fin cette année avec la sortie de « When Good Men Go to War »,
Aujourd’hui nous partons donc à la fois à la découverte d’un album mais aussi d’un groupe et de son univers.
Les premières notes de « Enlight The Bivouac », piste monumentale de 11 minutes qui ouvre l’album, nous renseignent immédiatement sur ce qui nous attend : Vexillum évolue dans un style mélangeant le Folk, le Prog’, la musique Celtique et le Power.
Les arrangements à la flûte ou à la cornemuse (joués par un vrai musicien, il est bon de le signaler) sont omniprésents et accompagnent des riffs de guitares qui savent se montrer incisifs, comme c’est le cas sur l’excellent « The Deep Breath before the Dive »,
Ce mélange détonnant permet de donner une ambiance fort sympathique à l’album ; un sentiment renforcé par les nombreux effets sonores (une meute de loups qui s’élance, la mer qui se déchaîne…) qui agrémentent la fin ou le début des chansons et qui sert de liant entre elles.
Si « When Good Men Go to War » n’est pas un album-concept en soit, il existe malgré tout une certaine cohérence musicale et thématique , le groupe nous proposant « un voyage mystique à travers les mers » dans lequel chaque chanson fait office de chapitre.
Cette précision nous permet d’évoquer le « narrateur » de ces différents contes, à savoir Dario Vallesi, le chanteur du groupe. Sans révolutionner le chant, ce dernier livre une prestation assez convaincante derrière le micro et sera souvent accompagné par des chœurs sur les refrains globalement très catchy de l’album, à l’image de la chanson titre « When good men go to war » ou sur « Sons of a Wolf »,
Quant au reste de la troupe, le travail s’avère la aussi très bon, d’autant plus que le groupe a eu la bonne idée de s’entourer de vrais musiciens pour enregistrer les instruments Folk et classiques, comme nous l’évoquions en début de chronique.
A mi-chemin entre deux de ses compatriotes, Elvenking d’un côté et Rhapsody of Fire de l’autre, Vexillum offre donc un album très mélodique et solidement construit, qui nécessitera malgré tout un effort pour être apprécié à sa juste valeur : d’une durée totale de plus d’une heure et avec des chansons dépassant allégrement les cinq minutes ; l’auditeur devra faire preuve de concentration pour arriver au bout de ce voyage.
L’expérience en vaut cependant largement le coup.

Sortie : 23 avril 2021
Label : Scarlet Records
Genre : Power/Folk Metal
1. Enlight the Bivouac
2. Sons of a Wolf
3. Voluntary Slaves Army
4. When a Good Man Goes to War
5. Last Bearer’s Song
6. The Deep Breath Before the Dive
7. Prodigal Son
8. Flaming Bagpipes
9. With My Hands
10. The Tale of the Three Hawks
11. Quel che volevo


