En passant par leurs terres gelées traditionnelles jusqu’au pays du soleil levant, Metal De Facto revient avec « Land Of The Rising Sun Pt. 2 » donner suite à son prédécesseur avec les mêmes influences tout autant variées à travers un Power Metal plus inspiré et rempli d’humour !
Metal De Facto, groupe finlandais made in Japan
Metal De Facto est un projet qui n’a pas été fondé par n’importe qui, l’un des membres les plus connus de cette formation n’est autre que Sami Hinkka, bassiste de Ensiferum, qui a ramené d’autres musiciens ayant eu d’autres petits groupes principalement Heavy, même si l’on note Benji Connelli le claviériste de Everfrost, un groupe de Power Metal Symphonique.
Jusqu’à présent, cette formation tient bien la route puisque seul le premier chanteur Mikael Salo est parti pour rejoindre Dragonknight, remplacé depuis le second album par Aitor Arrastia. Suite à un très bon premier opus « Imperium Romanum » orienté vers l’empire romain, le groupe a décidé de rendre hommage à une culture pas des moins connues depuis le second album en se penchant vers les richesses du Japon.
Grandement influencé par la culture nippone
« Land Of The Rising Sun Pt. 2 » est le troisième opus des finlandais et fait suite absolument logique à son prédécesseur (avec « Pt. 2 » dans le titre de l’album c’était évident !). Encore une fois grandement influencé par la culture nippone, ce dernier, à l’inverse de son aîné, met désormais en avant les sonorités culturelles plus régulièrement.
Sur la première partie parue il y a deux ans, seul le titre « Code of the Samurai » usait de sonorités japonaises au niveau des mélodies. On ne sait pas si Metal De Facto va continuer sur cette voie à l’avenir mais le sujet est déjà mieux maîtrisé ici. Le long morceau introductif « Sengakuji Temple », faisant référence au célèbre temple bouddhiste de Tokyo, nous plonge d’emblée à travers une atmosphère nippone entre des instruments traditionnels et la voix narrative de Ryoji Shinomoto de RYUJIN.
Cette seconde partie du diptyque démarre alors comme il se doit pour qu’on vive là où le groupe veut nous emmener. Les diverses sonorités culturelles entre les gammes japonaises et la sublime atmosphère orientale se mélangent très bien, idem pour les dialogues de solo au style néo-classique.
Autre morceau ayant invité Ryoji Shinomoto : « Fury and Beauty ». Moins japonisant ici, il s’avère être un bon morceau de Power Metal par sa vitesse fulgurante et ses mélodies qui restent en tête. Les chœurs et orchestrations épiques mêlés du growl du guest japonais détruisent tout sur leur passage jusqu’à conclure de manière joyeuse et positive.
Metal De Facto, tout en s’appuyant sur ses propres racines, arrive à rendre hommage à la culture nippone. Le titre « Gojira » fait clairement référence au célèbre kaiju qui donné naissance à un bon nombre de films, ce dernier apparaissant d’ailleurs sur la pochette de l’album. Ici, le Power Metal moderne est à son comble avec ses synthés à la Beast In Black, en plus d’une vitesse supersonique old school. Les chœurs aux voix dignes de samurais d’animé apportent en plus un aspect comique.
Humour justifié au sein du Power Metal
Avec ces diverses influences et ces paroles totalement déjantées, on pourrait alors qualifier cet album d’humoristique par son aspect atypique justifié au sein du Power Metal.
Avec un titre du nom de « Pen is Mightier Than Sword » (littéralement « le stylo est plus puissant que l’épée), on peut avoir le sourire aux lèvres mais si on ne comprend rien aux paroles on peut l’avoir dans tous les cas par la positivité et l’énergie dégagées par la musique. Aussi vif et puissant que Dragonforce, brillant par des synthés modernes, ce titre a une belle place dans le monde du Power Metal.
La vibe finlandaise est à son comble avec « Across the Milky Way » qui a fait office de premier single. On navigue entre Beast In Black et Battle Beast ici, ça donne la pêche et ça fera sûrement un tabac si le groupe joue en live à l’occasion. Idem, le titre et les paroles peuvent faire sourire.
Est-ce que Metal De Facto veut nous sensibiliser à la pollution plastique et au recyclage ? Parce que c’est de ça que parle la chanson « My Plastic Escape » ! Néanmoins, de nouveau, même si on ne comprend pas les paroles, on est direct transportés par cet hymne de Power Metal où le groupe va reprendre des synthés plus proches du style néo-classique de Stratovarius tout le long du morceau.
Globalement, cette deuxième partie est plus aboutie que la précédente, l’ensemble est plus cohérent, le groupe joue un Power Metal qui ne manque pas de précision entre les racines d’origine du genre et des sonorités plus modernes. Néanmoins, il reste encore quelques fragilités qui peuvent casser le rythme de l’album.
On sait et on le répète régulièrement, composer une bonne ballade est difficile de nos jours tellement il y en a eu… L’originalité est devenue une tâche véritablement ardue. « The Wanderers Truth » ne parvient hélas pas à convaincre, tout comme « Lighter Than a Feather » ne surprend pas. Ces deux titres brisent l’énergie captivante et originale de l’album, mais bon on peut déjà dire que, sur le reste, Metal De Facto a bien progressé !


