Chronique de ‘ Night is Calling ‘, nouvel album de Dominum

Les zombies de Dominum n’ont clairement pas fini de hanter la scène metal européenne. Après un premier album qui avait surpris par son efficacité et son sens du refrain fédérateur, Dr. Dead et ses morts-vivants reviennent à la charge avec ‘ Night is Calling ‘. Et autant le dire tout de suite : les Allemands ont parfaitement compris la recette qui fonctionne.
Nous avons eu la chance de découvrir l’album en avant-première. Une écoute anticipée qui confirme rapidement une chose : Dominum n’est pas venu pour calmer le jeu. Un grand merci à SLH Agency et Napalm Records pour leur confiance.
Entre Power Metal moderne, riffs agressifs, refrains immédiatement mémorisables et une ambiance horrifique totalement assumée, Dominum continue de creuser son propre sillon avec une énergie communicative débordante. Là où certains projets finissent par tourner rapidement en rond, le groupe parvient encore à transformer son univers zombie en véritable machine à hymnes écrits pour être joués en live.
Plus massif, plus accrocheur et encore plus théâtral que son prédécesseur, ‘ Night is Calling ‘ monte en puissance en proposant des morceaux efficaces avec une facilité déconcertante. Un album qui nous invite à les voir en live tout en scandant leur refrains à tue-tête.

Toujours plus de zombies et de refrains fédérateurs
Depuis ses débuts, Dominum mise sur leur recette bien à eux : un Power Metal moderne aux influences variées, des refrains immédiatement mémorisables et une ambiance horrifique totalement assumée. Là où certains groupes tombent rapidement dans la caricature ou la redondance, les Allemands continuent au contraire de renforcer leur personnalité.
On retrouve évidemment cette patte de Power Metal moderne proche de groupes comme Beast In Black et Powerwolf avec « Children of the Night » ou dans un metal plus industriel à la manière de Skillet, notamment pour la ballade de l’album « Dark Melodies » ou directement inspiré de Ghost avec « Endzeit » qui nous met directement en tête « Majesty ». Mais Dominum conserve ce côté théâtral et décalé qui lui appartient désormais pleinement. ‘ The Night Is Calling ‘ accentue encore davantage cette identité avec une production massive, des chœurs omniprésents et des mélodies pensées pour exploser en live.
L’album démarre fort avec des morceaux particulièrement efficaces que le grand public a déjà pu découvrir depuis début avril avec « The Circus is in Town » et « Doctor, Doctor » qui installent immédiatement l’ambiance de l’album.
Dominum sait parfaitement alterner passages plus heavy et refrains ultra fédérateurs sans jamais casser le rythme de l’album, et pour cela, on les félicites.
Un album plus maîtrisé et plus ambitieux
Là où ‘ Hey Living People ‘ misait principalement sur l’effet de surprise et la présentation de leur univers, puis ‘ The Dead Don’t Die ‘ développait son univers tout en explorant timidement de nouvelles sonorités, ‘ Night is Calling ‘ donne surtout l’impression d’un album plus mature dans sa construction avec des prises de risques. Il faut dire qu’il aura fallu attendre plus de temps pour ce 3ème opus ( 1 an et demi) que entre les 2 premiers albums, sortis avec tout juste 1 an d’intervalle.
Les compositions apparaissent plus travaillées, notamment sur « Jack the Ripper » qui nous transporte directement dans les rue de Londres au milieu de la chanson, avec une orchestration sombre et cinématique. Cet album possède des ambiances plus variées que les précédents. Dominum continue de jouer avec plusieurs influences modernes tout en gardant cette base Power Metal. Certains morceaux flirtent même avec des sonorités plus sombres et épiques comme « Nosferatu », renforçant encore le côté film d’horreur musical que le groupe cherche à développer depuis ses débuts.
Une efficacité redoutable
Ce qui frappe surtout sur ‘ Night is Calling ‘, c’est cette capacité qu’a Dominum à enchaîner les morceaux accrocheurs avec une facilité presque insolente. Bien sûr, certains pourront reprocher à Dominum de rester dans une formule assez proche de ses précédents albums. Mais honnêtement, quand les compositions sont aussi efficaces et que l’univers reste aussi cohérent, difficile de leur reprocher.
Toutefois, l’album comporte un léger défaut. Même si la reprise de « Thriller » de Michael Jackson s’intègre naturellement à l’univers du groupe, elle apparaît davantage comme un hommage amusant que comme un véritable temps fort de l’album, surtout face à une tracklist remplie de refrains autrement plus percutants, cela reste notre avis, peut-être biaisé par une adoration de la version originale.
Le groupe semble surtout avoir compris ce qu’il voulait devenir : une machine à hymnes modernes capable de faire chanter les foules autant que de faire headbanger et envahir de leur metal zombie party les plus grandes salles d’Europe. En attendant, les morts-vivants de Dr. Dead poursuivront leur invasion européenne dès la fin de l’année avec le « Night is Calling Tour 2026 », qui passera notamment par Paris le 24 novembre à La Machine du Moulin Rouge aux côtés de The Night Flight Orchestra et Edge of Paradise. (Plus d’informations ici)
Une tournée qui s’annonce déjà comme le terrain de jeu idéal pour ces nouveaux hymnes entêtants.



