La référence italienne du Power Metal classique vient de sortir son septième album ! Trick Or Treat tente de se renouveler, propose de nouvelles de bonnes surprises mais malheureusement s’éloigne de son sublime talent ! « Ghosted » est un bon album mais trop insuffisant si on le compare au niveau réel du groupe !
Trick Or Treat, la référence italienne du Power classique
Les fans de Power Metal qui ont suivi l’implosion de groupes durant les années 2000 se souviennent généralement parfaitement de Trick Or Treat. A l’origine un cover band de Helloween, le groupe a sorti son premier album « Evil Needs Candy Too », une perle de Power Metal dans la même veine que les pionniers du genre.
Suite premier opus très réussi, le second « Tin Soldiers », bien que moins bon, n’était pas trop mal non plus. Avec ces deux albums, le groupe italien a carrément pu faire la première de Helloween et de Stratovarius, le talent n’est donc pas à prendre à la légère ! Trick Or Treat est devenu la référence même du Power Metal classique, celui imposé par Helloween autrefois appelé « Speed mélodique ». De plus, le chanteur Alessandro Conti est, à ce jour, une des meilleures voix du Power Metal.
Un septième album plus « moderne »
Les thématiques abordées par Trick Or Treat peuvent être très originales, en plus de sujets liés à la vie ou à la fantaisie, le groupe transmet avec joie profonde sa nostalgie pour les dessins animés, en plus de livres et jeux vidéo de l’enfance. Le cinquième album « The Legend of the XII Saints » est entièrement basé sur les Chevaliers du Zodiaque par exemple.
Mais divers sujets sont généralement abordés en un album. Si l’on se focalise sur le dernier album « Ghosted », il traite de sur différents films d’horreur mais aussi de bd et jeux vidéo. Quel chemin prend-t-il ce nouvel album ? Est-il si différent des précédents ? En tout cas, Trick Or Treat reste le même et arrive à rendre cet album différent des autres.
La particularité de « Ghosted » c’est qu’il puise dans des sonorités plus modernes. Le morceau « Bloodmoon » démarre par une intro à la fois Folk et mélodique au synthé, en plus d’un parfait métissage entre une voix growl, un passage Black Metal avec unchant guttural et la voix Sympho d’Adrienne Cowan (Seven Spires) en guest.
Pour rester dans la catégorie des intro Folk, le titre « Return to Monkey Island » fait appel à Christopher Bowes (Alestorm) pour chanter un ensemble dans une veine purement pirate. A croire que ce morceau est mieux réussi que plein d’autres récents échecs d’Alestorm !
Trick Or Treat va également user d’une introduction sombre entre un riff Thrash et un synthé proche de l’horreur sur « Evil Dead Never Sleeps », avant de partir sur un grand hymne de Power Metal, tout fonctionne à merveille ici, le groupe est à son apogée ici. Le morceau « Dance with the Clown » utilise également une intro sombre à la manière de Danny Elfman sur un film de Tim Burton avant de partir sur Power Metal très joyeux.
Il y a du bon, mais…
Il y a du bon sur cet album, du très bon même, mais on peut avoir un sentiment légèrement amer au bout de plusieurs écoutes. En réalité, « Ghosted » n’est pas un mauvais album, cependant il n’est pas digne du niveau de Trick Or Treat. Disons que, pour un premier album d’un nouveau groupe, ça pouvait passer mais là, hélas, on a connu mieux avec le quintet italien.
Dès « Craven Road » après l’intro « Lost in the Haunted House », on passe un bon moment, on accroche au refrain, mais les diverses coupures lentes peuvent casser le rythme. Le titre éponyme, qui a fait office de premier single, manque de peps dans les arrangements pour convaincre. « The 13th » possède de bonnes idées entre un riff Heavy et un refrain mélodique, mais idem il manque quelque chose encore une fois.
Dans les morceaux plus classiques propres au groupe, « Polybius » s’en sort pas trop mal, l’énergie dans la voix de Conti est plus présente, le refrain reste mieux gravé et les sons de jeux vidéo peuvent faire sourire. Aussi, au sein de l’album, « Make a Difference » fait la différence (elle était facile celle-là !) par son côté Speed qui manque clairement à l’album.
Quant au dernier titre de 7 minutes « Bitter Dreams », c’est plutôt bien recherché, il y a des mélodies intéressantes et un refrain qui fonctionne, après ce n’est pas le morceau que l’on retiendra hélas. Encore une fois, rien n’est mauvais sur ce dernier opus, loin de là, mais Trick Or Treat nous a habitué à mieux, surtout que le groupe possède un grand talent, rappelons que le chanteur Alessandro Conti a eu la notoriété qu’il mérite en rejoignant Twilight Force.


