Assurément l’une des belles découvertes de cette année 2024 ! « Let the Fury Rise » de par sa fureur et sa vitalité se présente comme un album de Power metal original ! A écouter absolument ! Chronique
Une projet porté par Nils Courbaron
Bloodorn est le petit bijou du guitariste français Nils Courbaron que l’on retrouve également au sein du groupe de metal symphonique Sirenia ! Un artiste qui n’a eu de cesse de montrer ses talents de guitariste.
Formé en 2020, Bloodorn est devenu un groupe de Power metal international, ayant dans ses rangs le grec Mike Lee (chant; qui officie dans le groupe de Power metal Silent Winter), le britannique Michael Brush (batterie, passé par le groupe Magic Kingdom) et l’italien Francesco Ferraro (bassiste, connu pour ses performances au sein de Freedom Call). Une coalition qui a de quoi faire saliver sur le papier, mais qui ne serait pas complète sans la patte du français Johann Cadot (leader du groupe Asylum Pyre), qui a composé les lignes vocales et écrit les paroles sur cet album.

Du Power metal extrême
Nulle trace ici d’un Power metal conventionnel. Bloodorn est un groupe atypique qui manie brutalité, mélodie et sens du rythme. Les expériences passées de Nils Courbaron au sein de groupes de metal extrême semblent se répercuter sur cet album « Let the Fury Rise », puisqu’on retrouve sur cet opus des touches de death metal mélodique comme sur « God Won’t Come » dont le style fait penser au groupe finlandais Kalmah avec sa violence apparente, et ses orchestrations tout en rythme qui secouent dans tous les sens.
La technicité et la rapidité de Nils Courbaron se mélange à la fureur du chanteur Mike Lee, qui avec sa voix criarde ne fait pas dans la dentelle. Sa rage déployée sur « Tonight, we Fight! » accompagne la virtuosité des guitares. Album qui transcende tous les style, on retrouve un Power metal plus classique avec « Forging the Futur » et son côté heavy metal qui ne laisse pas indifférent avec ses chœurs épiques qui réchauffent le cœur.
Le titre le plus représentatif du groupe serait peut-être « Under the Secret Sign », dans laquelle Bloodorn délivre l’une de ses meilleures performances. Le rythme élevé rappellera le style de DragonForce ou les grandes heures de Sonata Arctica. Le chant grave et lourd de Mike Lee se fond parfaitement dans ce décors de technicité, de rapidité et de brutalité qui fera taire les mauvaises langues qui cantonnent le Power metal à un style léger et « happy ». Le style est riche, Bloodborn nous le démontre une nouvelle fois!
Plus accessible pour les partisans d’un Power metal classique, « Fear the Coming Wave » rappellera le Power metal de Beast in Black. Très réussie dans sa composition, cette chanson aime varier les rythmes, balançant la sauce à l’ouverture, avant que Mike Lee n’embraille avec un chant déchiré. Un régal.
Bloodorn conclue son album et ses 46 minutes avec une reprise de Ghost et de son emblématique « Square Hammer ». Un cover tout en réussite, qui file à 100 à l’heure. Une belle façon de conclure un grand album, en reprenant une grande chanson. Bloodorn n’en n’est qu’à ses débuts, mais très clairement, ils marquent les esprits. Espérons que le groupe garde son style si original, son insolence et sa maîtrise d’exécution : « Let the Fury Rise » peut prétendre au titre de l’un des meilleurs albums 2024 du Power metal!


