Vous le savez désormais, chez Power Metal France on aime les loups, le feu et le maquillage. C’est pour ça que le 24 janvier 2019, nous avons bravé le froid pour nous rendre au concert de Powerwolf et de leurs amis à la Cartonnerie de Reims. Si vous n’avez pas eu la chance d’assister à un des concerts de la tournée, voici une petite séance de rattrapage.
On ne présente plus Powerwolf, le groupe s’étant imposé depuis plusieurs années comme l’un des tauliers de la scène Power Metal. Le public français ne s’y est d’ailleurs pas trompé puisque la quasi totalité des 10 dates de la tournée se sont jouées à guichet fermé. C’était également le cas à Reims !
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En Aout dernier, nous avions eu un aperçu du « Sacrament of Sin Tour 2019 » lors d’un show au festival de la Foire aux Vins de Colmar. Le concert nous avait ouvert l’appétit et inutile de dire que nous avions hâte de passer au plat de résistance !
Pour chauffer l’église avant la Metal Mass, Powerwolf a fait appel à ses compatriotes de Kissin’ Dynamite, groupe issu de la mouvance Glam Rock. L’exercice souvent périlleux de lancer la soirée a largement été relevé par une formation déjà expérimentée (début en 2008 pour 6 albums studios au compteur). Les allemands auront joué 8 de leurs compositions avec de très bons titres à l’exemple de « Somedy’s Gotta Do It » ou « Love Me, Hate Me » qui ont retourné La Cartonnerie. Mention spéciale à « I Will Be King » avec un Hannes Braun (vocal lead) grimé en roi sur scène. Avec ses riffs très relevés, sa rythmique puissante et sa mise en scène, le titre rend hommage à un univers que l’on pourrait qualifier de heavy/power glam. On vous encourage à aller écouter/voir ça 😉
Après avoir allumé la cheminée, Kissin’ Dynamite laisse sa place à Amaranthe qui, au contraire, va allumer la clim. La prestation des suédois n’a recueilli que peu de succès face à un public qui est malgré tout resté poli. Il faut dire que Amaranthe est un peu un extra-terrestre dans le milieu. Définit comme un groupe relevant du Power Metal, la formation s’inspire de styles qui relèvent plutôt du Death Metal, de la pop, et même de l’électro. Concernant le line-up, nous avant à faire à un cas de figure plutôt atypique avec un trio de vocalistes : Elize Ryd (chant clair féminin), Nils Molin (chant clair masculin) et Henrick Englund (chant masculin, grunt). La prestation s’est étalée sur 12 titres avec une Elize Ryd qui tient largement la baraque, voir un peu trop. En effet, l’aura et le charisme d’Elize a tendance à effacer les autres membres du groupe, souvent relégués au second plan. Amaranthe n’est pas un mauvais groupe, loin de là. Mais ce type de formation n’est peut-être pas le genre attendu par un public venu en masse pour Powerwolf… Ajoutez à cela une qualité de son assez moyenne, vous avez un résultat plutôt moyen. Retenons tout de même « Hunger » et « Call Out My Name » qui rendent particulièrement bien sur scène.
Il est 21h00, les lumières se coupent, le rideau géant tombe et les premières paroles de « Fire and Forgive », piste qui ouvre le dernier album, commencent à raisonner. C’est le début d’un show de près de 2 heures qui ne connaîtra pratiquement aucun temps mort.
La preuve, le groupe enchaîne directement avec le très énergique « Army of the Night », « Incense and Iron », qui fera littéralement bondir la fosse et « Amen and Attack », qui sera l’occasion pour nous de réviser notre allemand.
La mise en scène est également très soignée. Des moines débarquent régulièrement sur scène avec un flambeau entre les mains pour venir allumer des rampes de flammes et créer l’ambiance « Metal Mass » très chère au groupe. Ce fût le cas par exemple avec le magnifique « Let There Be Night », titre sur lequel Attila Dorn, posté sur son piédestal au milieu de la scène, semble être en parfaite communion avec sa horde de fidèles.
Ce dernier n’hésite d’ailleurs pas à inviter le public à donner de la voix, comme sur « Demons Are a Girl’s Best Friends » ou le désormais classique « Armata Strigoï » qui permet toujours d’apprécier la voix de ténor du leader de Powerwolf.
L’ambiance aidant, nous décidons de quitter notre petit spot tranquille pour nous diriger vers le centre de la fosse, histoire de profiter un peu plus de l’énergie très communicative balancée par Attila et ses sbires. Le moment était plutôt bien choisi car à peine arrivés en face de la scène que retentit un puissant « Benedictus! », qui annonce le début imminent du fracassant « Blessed and Possessed ».
Le groupe décide de calmer un peu le jeu avec « Where the Wild Wolves Have Gone », power ballade extraite du dernier album. Pour l’occasion, Falk Maria Schlegel (clavier) se retrouve sur le devant de la scène avec Attila à ses côtés. Le titre fonctionne parfaitement et apporte un peu de diversité au catalogue live du groupe.
Le repos est toutefois de courte durée puisque c’est « Ressurection by Erection » qui débarque juste après suivi de l’excellentissime « Stossgebet », titre qui nous était pour la première fois possible d’entendre en live et qui confirme tout le bien qu’on pensait de lui.
La soirée avance et Powerwolf décide de nous achever en balançant coup sur coup deux de ses plus gros morceaux : « All We Need is Blood » et « We Drink Your Blood », repris à gorges déployées par les 1.200 personnes présentes. Un dernier saut dans le temps avec « Lupus Deis » (titre de 2007) et le groupe disparaît de scène.
Évidemment, impossible d’en rester là et très vite une bande-son parvient à nos oreilles. Il s’agit de « Agnus Dei » dont les connaisseurs savent qu’elle annonce l’arrivée de « Sanctified With Dynamite », titre phare de Powerwolf depuis de nombreuses années maintenant. Le public, lui, use le peu de cordes vocales qu’il lui restait pour accompagner Attila.
Le rappel se poursuivra avec « Coleus Sanctus » avant de se clôturer définitivement avec « Werewolves of Armenia ». Il est 22h40, c’est la fin du show.
Alors que retenir de ce concert ? Tout simplement que Powerwolf reste une valeur sûre qui s’apprécie d’autant plus en live que chacun de ses morceaux semblent avoir été taillé pour des performances en public. C’est d’autant plus vrai que ce cru 2019 est porté par un dernier album qui, sans surprise, s’octroie la plus grosse part de la setlist.
Bref, les loups-garous sont en forme et on en redemande !
SETLIST :
- Fire and Forgive
- Army of the Night
- Incense & Iron
- Amen & Attack
- Let There Be Night
- Demons Are a Girl’s Best Friend
- Killers With the Cross
- Armata Strigoi
- Blessed & Possessed
- Where the Wild Wolves Have Gone
- Resurrection by Erection
- Stossgebet
- All We Need Is Blood
- We Drink Your Blood
- Lupus Dei
- Sanctified With Dynamite
- Coleus Sanctus
- Werewolves of ArmeniaPHOTOS :




