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Frozen Land – Frozen Land

La mode du rétro ne touche pas que les jeux-vidéos, elle concerne également la musique. Le groupe Finlandais Frozen Land vient ainsi de sortir son tout premier album, sobrement intitulé « Frozen Land », qui se veut être un hommage à «l’âge d’or » du Power Metal des années 90, comme nous l’expliquait il y a quelques semaines Tuomas Hirvonen, guitariste du groupe. Alors que vaut ce petit voyage dans le temps ? Réponse tout de suite !

À lire : [INTERVIEW] Frozen Land : le retour à l’âge d’or du Power Metal

L’album s’ouvre avec « Loser’s Game », un ancien titre du groupe publié il y a quelque temps déjà sur youtube et qui trouve parfaitement sa place ici en tant que piste introductive. Le riff, rapide et sans fioriture, débouche sur un refrain accrocheur parfaitement assaisonné d’un subtil riff au clavecin qui vient accompagner l’ensemble sans jamais l’alourdir. Voilà donc la recette qui sera utilisée à plusieurs reprise sur l’album et qui s’avérera particulièrement efficace.

Pour la piste suivante, les rôles sont inversés. Le clavier tient ici une importance majeure et c’est la guitare qui se fait plus discrète pour l’accompagner. « Delusions of Grandeur » est un titre qui, dès les premières notes, rentre directement dans la tête, avec son air un peu old school. Première claque de l’album.

Place ensuite à « The Fall », un titre singulier a mi-chemin entre le power et le hard plus classique. La partie vocale est ici d’avantage mise en avant avec Tony Meloni, qui tient la baraque au chant. Pour l’anecdote, sachez que ce dernier a été repéré par le groupe directement sur Youtube. Une bonne pioche.

L’album se poursuit avec « Underworld (Manala)» qui nous a furieusement rappelé un certain DIO dans sa construction et son rythme saccadé ; savant mélange de « Holy Diver » et « Heaven and Hell » qui fait des merveilles et nous a littéralement scotché. Un très gros coup de coeur !

Pas le temps toutefois de nous remettre de nos émotions puisque dans la foulée débarque le très énergique « The Rising » dont on sent l’influence d’un autre très gros nom du Power en la personne de Stratovarius. Clavecin, double pédales, rythme effréné et virtuosité, tous les les ingrédients sont réunis pour offrir à nos oreilles une grosse dose de power à l’ancienne.

On reste dans la même veine avec « Unsung Heroes », titre qui se veut toutefois plus mélodique que son prédécesseur, notamment grâce son refrain enjoué. Nos amis guitaristes ne sont pas en reste non plus avec un pont musclé qui se tait brusquement pour laisser le chanteur pratiquement seul en scène. Pour peu on se croirait en plein concert !

Autre belle surprise de l’album, « Orgy of Enlightnement » déboule avec violence dans nos oreilles et garde un rythme soutenu à tous les niveaux. On appréciera ici les chœurs qui se font un peu plus présents sur la seconde partie de la piste et viennent la sublimer. Comme toujours avec Frozen Land, tout se fait avec subtilité , par petite touche, malgré la lourdeur des titres.

Les premières notes de guitare du titre suivant ne nous sont pas étrangères et on reconnaît très rapidement le tempo puissant de « Mask of the Youth », troisième single publié par le groupe. Un titre Power qui, là aussi, n’est pas sans rappeler du Stratovarius, notamment dans la virtuosité de son solo de guitare, dont on aurait aimé qu’il se prolonge un peu plus pour apporter un souffle encore plus épique à un titre déjà bien nerveux.

La transition est d’autant plus rude avec « I Would », dont l’intro au piano nous laisse peu de doute sur le morceau : il s’agit la de la classique Power ballade, la « chanson un peu mièvre » comme nous l’avait avoué Tuomas Hirvonen, le guitariste du groupe. Effectivement le titre tranche un peu avec le reste de l’album, qui nous avait accordé peu de répit jusqu’à présent. Dans tous les cas, la chanson fait son job en apportant autre chose et en montrant que le groupe peut évoluer dans d’autres registres.

Et ce n’est pas « Angels Crying », dernière piste de l’album, qui nous dira le contraire. La première écoute nous ayant laissé un peu dubitatifs, nous avons fait quelques recherches sur le titre pour finalement trouver qu’il s’agit là d’un cover d’une chanson de « E-type »,  groupe suédois de Dance des années 90… Si nous trouvons cette reprise meilleure que l’originale, on vous laisse quand même aller voir la version originale pour vous faire un avis.

NOTRE AVIS

Avec ce premier album éponyme, Frozen Land nous offre un véritable voyage dans le temps. Exit les arrangements superflus, le groupe balance un son brut qui se démarque de ce qu’on a eu pour habitude d’entendre ces dernières années. L’album tourne essentiellement autour du classique combo voix-guitare-batterie, le tout enrobé de chœurs discrets et d’un synthé particulièrement efficace. Un excellent premier album qui vous ramènera au fil de ses dix titres quelques années en arrière.
Composition
8
Arrangements
8
Écriture
7
AlexPMF
AlexPMF
Pirate des temps modernes chevauchant le monde sur son dragon, un violoncelle dans la main et une bouteille de bière dans l'autre. Mes références : Running Wild / Powerwolf / Gloryhammer / Rhapsody

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Avec ce premier album éponyme, Frozen Land nous offre un véritable voyage dans le temps. Exit les arrangements superflus, le groupe balance un son brut qui se démarque de ce qu’on a eu pour habitude d’entendre ces dernières années. L’album tourne essentiellement autour du classique combo voix-guitare-batterie, le tout enrobé de chœurs discrets et d’un synthé particulièrement efficace. Un excellent premier album qui vous ramènera au fil de ses dix titres quelques années en arrière.Frozen Land - Frozen Land