AccueilConcerts - Sabaton : « Heroes on Clisson » (Part 1)

[KNOTFEST 2019] – Sabaton : « Heroes on Clisson » (Part 1)

Sabaton a cette réputation dans le milieu d’être un groupe sympa, respectueux et accessible. Après cette fantastique édition 2019 du Hellfest, quel superlatif pourrait-on bien employer pour Sabaton qui, au pied levé, remplaçait les infâmes fumiers de Manowar ? À travers cette chronique, nous vous proposons de vivre nos deux concerts de Sabaton : celui en clôture du Knotfest, et plus largement celui de ce fameux vendredi 21 juin 2019, au Hellfest, comme si vous y étiez. Installez-vous, prenez votre pipe, mettez-vous à l’aise, nous allons vous raconter une histoire qui est déjà entrée dans la légende du Hellfest…

Sabaton – Knotfest – Jeudi 20 juin 2019

Avant que les événements du vendredi 21 juin ne soient connus, cette édition 2019 était déjà spéciale avec quatre jours de Fest au lieu de trois. Que demander de plus ? En guise d’apéro, le Knotfest est venu allumer le barbecue devant 37 000 métalleux en fusion. Pour la petite équipe de Power Metal France, notre présence au Knotfest était indispensable d’autant plus que la scène européenne (Mainstage 02) nous a largement tapé dans l’œil.

Notre expérience débute devant Behemoth, pas très loin de la scène, accroché à notre premier pichet. Malheureusement pour lui, notre pichet ne survivra pas 30 secondes à l’énorme prestation de Powerwolf qui ont littéralement foutu le feu à la fosse. Après une guerre d’environ 45 minutes, nous avons suivi les prestation d’Amon Amarth et de Slipknot d’un peu plus loin avant de largement nous rapprocher pour être au plus près de ce concert de Sabaton.

À lire : [CHRONIQUE LIVE SPECIAL KNOTFEST 2019] – Powerwolf

Nous l’attendions depuis des mois ce concert ! On y est, enfin ! Il est une heure du matin, et le rideau de la scène tombe dans un fracas assourdissant alors que débute « Ghost Division ». Quelle entrée ! Pas étonnant que Sabaton utilise toujours ce titre pour ouvrir ses lives. Fort, puissant, épique, il met la barre très haute face à un public déjà conquis. En parlant du public, précisons qu’à une heure du matin, certains ont déjà passé pas mal de temps aux bars, entre les mains expertes de Maitre Kanter. Une dizaine de bourrés y sont peut-être allé un peu trop fort dans la fosse, créant le mécontentement de beaucoup. Mais qu’importe, le show est bon, très bon même !

S’enchainent alors « Winged Hussard » et « Resist and Bite » avant d’arriver au premier titre du nouvel album : « Fields of Verdun ». Le morceau envoi sur scène, d’autant plus que le groupe est venu avec un chœur de 20 soldats qui magnifie chaque refrain. S’en suivent « The Price of a Mile », « Shiroyama » et « Bismarck ». Concernant ce dernier morceau, nous avions beaucoup de mal à nous dire qu’il s’agissait d’une bonne chanson à sa sortie. Mais il y a des titres, comme ça, qui, à force de les écouter, nous font revenir sur nos paroles. « Bismarck » en fait partie, d’autant plus qu’en live, c’est une merveille !

Arrivent ensuite les hommages à l’Histoire de Suède avec « The Lion From The North » et « Carolus Rex », précédées de « Night Witches » qui nous a envoyé une sacrée débauche d’énergie dans la face. Quel morceau ! Un modèle du genre…

L’heure tourne alors que « The Lost Battalion » et « The Last Stand » se font entendre. Enfin, Sabaton nous achève dans les règles avec « Primo Victoria », « Swedish Pagans » et « To Hell and Back ». La prestation se termine dans une explosion de tracts de propagande donnant des indices sur les prochains morceaux de « The Great War ».

Malgré une prestation franchement excellente, quelques problèmes sont venus gâcher notre plaisir à commencer par le micro de Joakim Broden, très mal réglé. C’est à peine s’il était audible parfois. Autre point faible : la scénographie. Pour « The Great Tour », la scène est grimée en champs de bataille avec une tranchée disposée tout au bord de la structure. Alors oui, c’est joli, mais lorsque l’on est dans les premiers rangs, on ne voit rien du tout. Impossible par exemple de voir Hannes Van Dahl derrière son char (batterie), encore moins l’orchestre de soldats qui s’occupait des chœurs…

Mais très sincèrement, la prestation globale de Sabaton l’emporte sur ces quelques soucis que nous avons relevés. Sabaton ferme la marche de ce Knotfest franchement réussis. Nous repartons alors sur le camp, ravis d’avoir vécu ça, en se disant vivement la prochaine. Mais ça, c’était avant de savoir ce qui allait se passer le lendemain…

…On se donne rendez-vous très vite pour la seconde partie de cette chronique !

AlexPMF
AlexPMF
Pirate des temps modernes chevauchant le monde sur son dragon, un violoncelle dans la main et une bouteille de bière dans l'autre. Mes références : Running Wild / Powerwolf / Gloryhammer / Rhapsody

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