Dragonland – Prophecies

Direction la terre des dragons plongé dans un univers futuriste où tout le génie de Dragonland se maintient encore en pleine ébullition ! « Prophecies » prouve que le Power Metal Symphonique est encore à son apogée et le quintet suédois a toujours des choses à dire après tant d’années !

Dragonland, une référence du Power Sympho’

Alors que le Power Metal vit sa période dorée au milieu des années 90 jusque dans les années 2000, un grand nombre de groupes capte son public par le biais de diverses branches au sein du genre. L’une a été remarquablement repérée grâce au génie du groupe italien Rhapsody : le Power Metal Symphonique.

Principalement interprété avec un caractère hollywoodien par ses orchestrations et ses chœurs épiques, on remarquera qu’aux débuts des années 2000 peu de groupes rejoignent le quintet italien en guise de références phares. Deux se sont très vite imposés : Fairyland en France ainsi que Dragonland en Suède.

Dans la voie du chef-d’œuvre

Si on se remémore la carrière de Dragonland, ils avaient composé, à l’instar de l’épée d’émeraude de Rhapsody, une saga en plusieurs albums nommée « les chroniques de Dragonland ». Le premier album « The Battle Of The Ivory Plains » était très prometteur pour la suite, au point que le second « Holy War » a permis au groupe suédois d’intégrer le rang de groupe exceptionnel.

Les chefs-d’œuvre se sont poursuivis après le second opus avec deux épisodes extérieurs à la saga : « Starfall » et « Astronomy » qui se concentrent sur des mondes différents. Plus tard, les chroniques de Dragonland ont donné naissance à un troisième opus conclusif : « Under the Grey Banner ».

Après un premier opus très intéressant suivi de quatre chefs-d’œuvre, Dragonland avait mis du temps à reprendre du service, 11 ans exactement avec « The Power Of The Nightstar » qui, sans être digne du niveau des précédents, avait su s’imposer comme un retour inspiré et glorieux du groupe.

Toujours dans la voie du chef-d’œuvre, Dragonland ne nous a pas fait languir aussi longtemps cette fois avec un septième album du nom de « Prophecies » qui semble de se rapprocher davantage du génie de composition d’antan.

Les forces représentatives de Dragonland

Les forces représentatives de Dragonland résident dans la capacité à composer des morceaux épiques qui sortent du lot, en passant par des hymnes, des titres misant sur les orchestrations, des musiciens aguerris techniquement, la voix de Jonas Heidgert reconnaissable parmi mille, et bien sûr des mélodies mémorables au sein du Power Metal.

« The Prophecy Unfolds » démarre l’album directement par le refrain a cappella, juste la voix de Jonas et le reste du groupe en chœur, puis explose à toute vitesse vers un hymne qui s’inscrit comme l’un des meilleurs de l’album voire du groupe. Rien qu’en écoutant ce titre, Dragonland n’a perdu de sa superbe.

Le groupe ne perd globalement pas en vitesse sur plusieurs morceaux et arrive même à varier les ambiances. « Survival of Mankind », qui avait office de premier single à l’album, propose une atmosphère moins guerrière que le morceau introductif mais se rapprochant plus d’un univers rétro futuriste tout en restant dans la même dynamique.

Les orchestrations épiques très hollywoodiennes sont aussi à l’honneur sur « Glory and Gold », illuminant avec énergie le refrain accompagné de chœurs et laissant s’exprimer un duel de solos entre le synthé et la guitare. On retrouvera un procédé similaire sur « The Call of the Wild » qui apporte cependant une atmosphère plus combative avec une basse au galop mise en avant.

Dragonland varie ses changements de tempo avec « A Distant Memory » et son intro qui impose la mélodie du refrain s’inscrivant comme un autre hymne mémorable au groupe. La rétrogradation de vitesse fonctionne bien aussi au passage, le mid-tempo « Rolling Waves » et ses synthés lumineux des années 80 surprennent et pourtant on reste dans une ambiance qui rappelle une époque dorée du Power Metal.

Divers cadres et nouvelles propositions

Encore une fois, Dragonland arrive à nous emmener à travers divers cadres avec cet opus, mais aussi à nous proposer quelques nouveautés. En passant par des hymnes rapides et mémorables à des morceaux joués mid-tempo, le groupe varie les ambiances et il faut croire que les quatre images sur la pochette cherchaient à nous faire comprendre que l’album naviguerait à travers différents mondes.

Bien sûr, avec ces différentes propositions il y a pas mal de positif ! « The Perfumed Jungles of Chrysantion » donne une sensation de vivre un morceau cinématographique de Power Metal où les orchestrations vont mettre en avant un caractère tribal et une rythmique résonnante à la batterie.

Les hymnes, les orchestrations, les différentes atmosphères etc. Il y a vraiment beaucoup de positif ! Néanmoins, on peut regretter quelques faiblesses sur l’ordre des morceaux choisi où la sensation que le second hymne arrive trop tard après le premier titre par exemple. « Cries of Anguish » aurait dû plus haut dans la tracklist et non à la fin, là où le mid-tempo « Making Darkened Nights So Bright » aurait pu conclure.

Mais surtout, les faiblesses résident sur la ballade « Light of the Sunset » manquant d’âme et cassant le rythme de l’album, ou encore le titre « Dragonland » pas très représentative du groupe hélas par son synthé disco très moderne aux antipodes de la personnalité du quintet suédois. La reprise « Running in the Night » de FM-84 n’apporte pas son lot d’intérêts contrairement à d’autres reprises du passé où Dragonland savait proposer des versions originales dignes de leur niveau, on n’oubliera jamais leur cover de « Neverending Story » s’éloignant à des années lumières du titre d’origine par Limahl.

Résumé

Date de sortie :
23 octobre 2026
Label :
Scarlet Records
Genre :
Power Metal Symphonique
Setlist :
1. The Prophecy Unfolds 2. Rolling Waves 3. Survival of Mankind 4. The Perfumed Jungles of Chrysantion 5. Dragonland 6. Light of the Sunset 7. Glory and Gold 8. Making Darkened Nights So Bright 9. A Distant Memory 10. The Call of the Wild 11. Cries of Anguish 12. Running in the Night (FM-84 cover)

NOTRE AVIS

Tout le génie de Dragonland se maintient encore en pleine ébullition après tant d’années. Les qualités du quintet suédois sont encore exploitées et mises en avant avec brio. Malgré quelques défauts notables, « Prophecies » prouve, sans être un chef-d’œuvre contrairement à la période dorée du groupe, que le Power Metal Symphonique est encore à son apogée. Néanmoins, ce dernier album fait mieux que son prédécesseur et Dragonland a tous les atouts en main pour redorer le blason qui brillait de mille feux autrefois.
Composition
8
Arrangements
8
Écriture
8
BenPMF
BenPMF
Musicien à ses heures perdues passionné de Power, les mélodies et orchestrations épiques illuminent son bonheur. Ce barde des temps modernes puise son inspiration à travers le génie de Helloween et de Gamma Ray sous un air joyeux de Freedom Call. L'univers geek de Dragonforce, de la même manière que les contrées imaginaires de Rhapsody et les fantaisies de Stratovarius font également de lui un homme heureux.
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Tout le génie de Dragonland se maintient encore en pleine ébullition après tant d’années. Les qualités du quintet suédois sont encore exploitées et mises en avant avec brio. Malgré quelques défauts notables, « Prophecies » prouve, sans être un chef-d’œuvre contrairement à la période dorée du groupe, que le Power Metal Symphonique est encore à son apogée. Néanmoins, ce dernier album fait mieux que son prédécesseur et Dragonland a tous les atouts en main pour redorer le blason qui brillait de mille feux autrefois.Dragonland - Prophecies