La référence américaine du Power Metal reste encore inspirée après tant d’années ! Kamelot sort son quatorzième album et nous propose un voyage riche et varié ! « Dark Asylum » combine différents styles avec brio et prouve que le groupe en a encore dans le ventre !
Kamelot, première personnalité américaine du Power Metal
Plus de 30 ans de carrière et plein d’albums différents, certains se ressemblent musicalement mais se distinguent par la même occasion, c’est ce qu’on peut dire de Kamelot. Quand on connaît l’histoire du Power Metal, c’est également le cas des grands autres noms qui ont marqué l’âge d’or du genre. Ils possèdent généralement une discographie riche et variée même si l’on retrouve toujours la patte d’écriture authentique propre au groupe.
Alors que le genre est en pleine ébullition durant les années 90, notamment en Europe, deux groupes venus d’ailleurs sont sortis du lot de manière remarquable en Amérique : dans la partie sud du continent au Brésil avec Angra puis dans la partie nord aux Etats-Unis avec Kamelot qui a sorti son quatorzième album !
Un groupe qui tient encore la route !
Ce qui est souvent difficile avec les groupes qu’on qualifie de « vieux », c’est de s’imaginer s’ils ne vont pas stagner au bout d’un moment. Dans le monde du Power Metal, ils tiennent encore la route même si les albums peuvent sonner différemment.
Kamelot ne déroge pas à la règle avec ces albums différents où chaque fan peut y trouver son compte. Entre le légendaire triptyque Power Metal « Karma ; Epica ; The Black Halo » à des albums plus modernes et Sympho tels que « Silverthorn » ou « The Awakening », l’ensemble est plutôt varié.
Même si certains albums ont eu du mal à se renouveler comme « Haven » ou « The Shadow Theory », généralement le style du groupe restait encore ancré musicalement et n’a jamais dérivé. Donc concernant ce nouvel album « Dark Asylum » qui sorti cette année, jusqu’où nous emmène-t-il alors ?
« Dark Asylum », un nouveau voyage !
« The Awakening » était surprenant à sa sortie il y a trois ans en renouant un Power Metal mêlé de sonorités modernes et Sympho étonnamment ordinaires en invitant plusieurs guests comme Tina Guo, erhuiste et violoncelliste pour des musiques de films composées par Hans Zimmer entre autres.
« Dark Asylum » prend la relève sur le point des guests mais tout en nous proposant un nouveau voyage. Suite à l’intro « Sanctorium », le morceau « Ashen World » démarre et arrive à conquérir son public par ses chœurs épiques. Ignacia Fernández, en tant que guest, ajoute un peu de piment par son growl qui se complète bien avec la voix de Tommy Kaverik.
Ignacia continuera de donner de sa voix sur le morceau très Sympho « Sanctuary » en plus de la voix de Clémentine Delaunay également invitée. Le trio de voix fonctionne à merveille ici.
Ce nouveau voyage proposé par Kamelot est riche en culture puisqu’on y découvre aussi des sonorités orientales à travers « One Last Masquerade » où Tobias Sammet est convié à enrichir l’harmonie en dialoguant avec Tommy Kaverik.
Alors qu’on retrouve plusieurs atmosphères, il s’avère que même la ballade de cet album est une réussite. « Ivy, My Dear » ajoute une harpe à son orchestre ainsi que des instruments celtiques pour un ensemble épuré de Metal en nous plongeant dans une ambiance plus proche de ce que pourrait faire Faun ou Eluveitie lors des albums acoustiques. C’est encore plus surpenant sur le titre « Beneath the Moon (Tunglið) ».
« Dark Asylum » est dans le top 5
Si on se plonge à travers la discographie, « Dark Asylum » s’en sort magistralement bien et se placerait sans aucun doute dans le top 5 des meilleurs albums du groupe. On y retrouve, en plus des différentes sonorités, des morceaux de Power Metal qui restent en tête par leur refrain et leur énergie.
Beaucoup de morceaux fonctionnent et martèlent nos esprits tels que le titre éponyme après son intro au chant nordique féminin, ou encore « The Sleeping Mind (Orphic Paradigm) ». Les fans de l’ère moderne y trouveront leur compte sans trop de problèmes.
Kamelot arrive aussi à apporter son lot d’émotions sur les morceaux mid-tempo enrichis d’orchestrations épiques comme le font très bien « Godlike Alchemy » ou bien « Kaleidoscope ». Tout ça permet de rendre cet album bien équilibré tout en gardant la même qualité à tout moment. En tout cas, « Dark Asylum » est surprenant à bien des égards.


