LIVE REPORT] TUNGSTEN + INDUCTION + KILMARA à Karlsruhe (Die Stadtmitte) – 11 octobre 2026
Le dimanche 11 octobre nous avions un rendez-vous très Power Metal à Karlsruhe, en Allemagne, proche de la frontière française, dans la salle Die Stadmitte pour l’Anthems of Steel Tour 2026. Une affiche réunissant du Power symphonique et moderne européen avec Tungsten, Induction et Kilmara.
Un peu avant 19h, il y a déjà du monde qui attend devant la salle, il y a bien-sûr des Allemands, mais également des Français et un Espagnol, Rùben. Et après le froid subi tout l’après-midi dans cette ville, c’est la pluie qui s’invite à la fête quelques minutes avant l’ouverture des portes, mais heureusement pour nous, l’ouverture se fait à 19h tapante.

Kilmara : L’énergie solaire espagnole
Ce sont les Barcelonais de Kilmara qui ont la lourde tâche d’ouvrir les hostilités. Les gars sont venus pour défendre leur dernier album en date »Journey to the Sun ». Malgré un faux départ qui les a obliger a s’arrêter et recommencer, le groupe déploie une énergie communicative dès les premières secondes. Porté par une présence scénique détonante, le groupe capte instantanément l’attention d’une salle déjà bien remplie pour une première partie et ce un dimanche soir.

Le mélange de refrains accrocheurs et de rythmiques power modernes fait mouche. Une connexion immédiate s’établit avec le public allemand, qui répond en levant les poings ! Le groupe a du faire face à leur deuxième incident de la soirée : plus de basse durant l’avant dernier morceau. Mais c’est ce qui fait le charme du live : les imprévus.
Induction : le Power Metal du futur

Ce soir le line up est inversé, c’est Induction qui joue avant Tungsten (si l’on se fie aux dates précédentes et suivantes). La tension monte d’un cran. Jouant presque à domicile, la formation n’a pas fait de quartier. Dès son entrée en scène, le groupe déploie son Power Metal symphonique et futuriste avec une puissance de feu incroyable. Venu défendre leur album sorti en février »Love Kills », ils l’ont pratiquement joué en entier, à deux chansons près, un vrai bonheur étant l’un de mes albums favoris de cette année 2026.

Les solos de guitares menés par Tim Hansen sont d’une précision chirurgicale et les envolées vocales de Gabriele Gozzi transcendent la fosse. Ils sont en communion totale avec le public qui chante en chœur ce qui transforme la salle Die Stadtmitte en un karaoké géant. La setlist est saupoudrée de quelques bangers sortis avant le dernier album comme »A Call Beyond », »Scorched » ou »Queen of Light » de quoi rendre ce live juste parfait malgré un incident technique sur »Love Kills », le titre éponyme de l’album, en effet il y a eu une coupure de son dès les premières secondes, mais ça été très vite oublié.
Tungsten : Les nordiques qui n’ont pas froid aux yeux
Place au co-headliner suédois. Tungsten était particulièrement attendu, notamment pour présenter quelques morceaux de leur album tout juste sorti le 9 octobre, »Ashes », deux jours avant le concert de ce soir. Dès les premières notes, le quatuor impose son ADN musical si reconnaissable : ce mélange de Power Metal ultra-mélodique aux notes de folk et symphoniques. C’est lourd, c’est entraînant, et l’efficacité des nouveaux morceaux en live est tout simplement redoutable, notamment »Joker » qui jongle en Yodeling et Growl ou « Sunshine of Fall ».

Le public de Karlsruhe entre en transe, enchaînant les headbangs sur des rythmes frénétiques et alternant avec une séance émotion avec »Gran Inferno » qui donne la chair de poule. Juste avant d’entamer »Happy » du nouvel album, Karl Johansson, le bassiste nous fait une démonstration totalement loufoque et inattendue sur un IMNI (Instrument de Musique Non Identifié), ce qui colle complètement à l’univers décalé que possède ces Suédois. Le concert se clôture sur »On the Sea », titre phare de leur troisième album et »We Will Rise », titre éponyme de leur tout premier album, sorti en 2019. Le groupe livre une prestation ultra-solide, prouvant une fois de plus sa place de choix dans le paysage du Power moderne.

Pour conclure, ces trois groupes méritent bien plus de lumière et de public aux vues de leurs qualités musicales et scéniques, on espère les revoir dans de grandes salles et surtout en FRANCE !!
Un grand merci aux groupes et à la salle pour l’accueil, à Stéphanie « Sekhmet Eve » d’avoir acceptée d’être ma photographe en last minute pour agrémenter mon live report et à vous, lecteurs qui nous lisez régulièrement et faire vivre notre projet.


