The Ferrymen – Iron Will

L’aventure The Ferrymen se poursuit avec un nouvel album, le 4ème pour le groupe de Power metal international ! Si des titres forts se dégagent, le groupe ne parvient pas à marquer autant les esprits qu’avec son album précédent. Chronique

Le charisme du chanteur

Sur le papier, le trio de The Ferrymen a de quoi faire saliver. Derrière ce projet de metal opera international, on retrouve à la basse, guitare et clavier Magnus Karlsson. Le suédois passé par un autre groupe de Heavy/Power metal, Primal Fear porte le projet The Ferrymen à bout de bras, accompagné par Mike Terrana à la batterie. Là encore, le batteur américain connait un rayon dans le Power metal, puisque le musicien est passé notamment par Masterplan ou bien encore Rage.

Mais c’est bel et bien le chanteur chilien Ronnie Romero qui se distingue au sein de The Ferrymen, par sa force vocal, son interprétation toujours plus puissante et imposante, et son style reconnaissable entre mille.

Avec maintenant quatre albums depuis leur création en 2016, The Ferrymen se construit une petite réputation dans le Power metal. Leur dernier album « One More River To Cross » de 2022 s’était distingué par la qualité de ses mélodies et une certaine théâtralité dans la représentation des chansons.

Des titres percutants ….

Comme lors de leur album précédent, The Ferrymen détonne avec quelques titres qui font toute l’identité du groupe. Le titre « Mother Unholy », sans doute le meilleur single de l’album nous plonge dans une ambiance quasi religieuse. Illustré par des bruits de cloches et des choeurs particulièrement épiques, le chant très rythmé et harmonieux de Romero à tout du grand titre de Power metal.

Concrètement le début de l’album démarre en fanfare, entre le titre Mother Unholy dont nous venons de parler auxquels nous pouvons rajouter les singles « Chokehold » et « Iron Will ». Très mélodique, tendant vers le hard rock des années 80′, ces deux chansons mettent en avant l’interprétation musclée et convaincante du chanteur qui excelle derrière le micro, apportant émotion et énergie. Les orchestrations elles, sont particulièrement inspirées que cela soit l’ajout du clavier ou le rythme de la batterie !

Une première partie d’album intéressante, que vient compléter la Power balade « Above it All » qui sans être gnan gnan arrive peut-être un poil trop tôt dans cet album, cassant de fait un rythme plutôt soutenu.

Une seconde partie en panne d’inspiration

Si les premiers titres sont plutôt réussi, la seconde partie est décevante. Moins travaillée, les titres suivants manquent d’épaisseur, de muscles et de rage. Si le Power mélodique reste le fil conducteur, le groupe semble s’égarer tentant des titres originaux à l’instar de « Dreams And Destiny » et son style légèrement folk-irlandais, ou bien encore « Adrenaline », pas désagréable dont l’instru pourrait faire penser à celui d’Axxis, mais qui manque de pep’s.

Les titres s’enchainent et se ressemblent beaucoup pour la plupart d’entre eux. S’ils ne sont pas mauvais, aucun réellement ne marque les esprits, donnant la sensation d’un remplissage dénué d’émotions et de force musicale. Si le dernier single « You’re The Joker » parvient à redresser la barre il arrive beaucoup trop tard, nous laissant sur notre faim et nous donnant une sensation d’inachevée.

Résumé

Date de sortie :
24 janvier 2025
Label :
Frontiers Records
Genre :
Power Metal mélodique
Setlist :
1. Choke Hold 2. Mother Unholy 3. Iron Will 4. Above It All 5. Adrenaline 6. Darkest Storm 7. Dreams and Destiny 8. Dust to Dust 9. The Darkness That Divides 10. Mind Games 11. You're the Joker

NOTRE AVIS

Comme une impression d'inachevé ... The Ferrymen est sur le papier une formation intéressante avec des talents individuels certains. La performance du chanteur au micro, toujours au top ne parvient néanmoins pas à combler les lacunes d'un groupe en panne d'inspiration. Cet album sans être mauvais n'est pas réussi, hormis quelques titres particulièrement forts. A voir pour la suite comment ce groupe va rebondir !
Composition
6,5
Arrangements
7
Écriture
6
ClemPMF
ClemPMF
Issu d'un croisement entre le punk des Ramones et le Heavy de Def Leppard, ce poitevin aux goûts vestimentaires douteux trouve l'illumination musicale lors d'une ténébreuse soirée après la découverte du Power Germanique. Freedom Call et Axxis demeurent sa référence évidente, mais la scène italienne de Rhapsody fait de lui un homme volage.
Comme une impression d'inachevé ... The Ferrymen est sur le papier une formation intéressante avec des talents individuels certains. La performance du chanteur au micro, toujours au top ne parvient néanmoins pas à combler les lacunes d'un groupe en panne d'inspiration. Cet album sans être mauvais n'est pas réussi, hormis quelques titres particulièrement forts. A voir pour la suite comment ce groupe va rebondir ! The Ferrymen - Iron Will