Quatrième album pour nos chers compatriotes, Kingcrown évolue davantage avec son style Heavy/Power Metal qui prend forme au point de surprendre un public encore plus large ! « Moonfall » s’impose devant ses aînés telle une météorite frappant de plein fouet son auditeur !
Kingcrown, la relève du Heavy/Power français
La scène française du Power Metal n’est pas toujours celle mise en valeur si l’on compare à d’autres pays tels que l’Allemagne, l’Italie ou la Suède. Bon, on ne va pas refaire la chanson mais on possède quand même un bon nombre de groupes talentueux et si on creuse un peu, on en retrouve sur différentes branches du genre.
On peut être fiers de compter parmi nous Fairyland pour le Power Metal Symphonique, Heavenly pour le style old school, Galderia qui accentue davantage le côté mélodique du genre, Avaland et son Metal Opera, et bien entendu Kingcrown qui a su prendre la relève de Nightmare avec un Heavy/Power plus poussé et qui continue de s’imposer avec un quatrième album sorti récemment.
Plus recherché, plus mémorable
Quand on écoute Kingcrown, ce qu’on retient généralement c’est cette capacité à composer des riffs accrocheurs ainsi que des refrains puissants qui résonnent dans notre tête. Progressivement, groupe arrive à convaincre un large public et ce dernier album « Moonfall » ne déroge pas à la règle puisqu’il s’avère encore plus recherché et donc plus mémorable.
Surprenant dès le départ, l’intro acoustique du morceau éponyme évolue très vite sur un riff qu’on retient aisément dès les premières notes. On constate d’emblée qu’on se détache d’une atmosphère guerrière pour miser sur un style plus moderne. Les chœurs rappelant ceux qu’on peut retrouver du côté de Galderia, Seb Chabot et Bob Saliba sont aussi dans Kingcrown pour rappel et sont passés par là pas de doute !
La voix de Joe Amore n’a pas pris une ride après les années, les chœurs le soutiennent et le font sublimer sur un résultat très lumineux sur le refrain de « All United » dont l’énergie se suit bien avec le riff Heavy du début. Même sur des morceaux plus rapides et plus mélodiques comme « A Thousand Years » et « Rise of Machines », la qualité est au rendez-vous et tout fan de Power y trouve son compte.
En plus de titres Power rapides et mélodiques, les racines Heavy restent tout autant implantées et laissent place à des morceaux mid-tempo avec notamment le puissant « Nothing » ou encore « We are Kingcrown » où, à travers une ambiance moderne navigant entre Sabaton et Beast In Black, on retrouve des chœurs guerriers synchronisés sur le refrain.
Nouvelle vague pour Kingcrown
On pourrait alors penser qu’il s’agit d’une nouvelle vague pour Kingcrown, l’accentuation de l’aspect mélodique du Power, l’ajout d’éléments modernes etc. Il est clair que le groupe passe un cap et ça leur va très bien !
Quand on écoute « Back to the ‘80’s », les sonorités rétro rappellent Beast In Black, mais pour autant on ne pers pas l’atmosphère Heavy/Power que joue Kingcrown depuis ses débuts.
De même, tous ces chœurs qu’on retrouve durant tout l’album, on les retrouve encore plus que les albums précédents et sont davantage mis en valeur, cet aspect guerrier se combine bien avec cette nouvelle vague moderne du groupe. « Lost Horizon » et « Oblivion/Resilience » répondent très bien à l’appel sur ce sujet.


