Tout droit venu des champs de bataille nordiques, Shadowborne est un tout nouvel arrivant parmi les guerriers du Power Metal suédois ! Ce nouveau soldat possède une arme que d’autres n’ont pas, une magie noire capable de dompter tout dragon issu de Game Of Thrones, mais surtout « Heaven’s Falling » qui possède la force de devenir la descendance même de Battle Beast !
Shadowborne, tout nouveau groupe suédois
La Suède n’est plus un secret pour personne. Si on devait citer les pays du Metal, celui-ci peut venir en tête parmi les premiers noms. Idem si on se penche vers le Power Metal où le pays scandinave possède de grands noms qui se distinguent aisément pour la plupart.
Si on parle de Heavy/Power, on pense à Hammerfall ou Nocturnal Rites. Plus Speed mélo’ ? Majestica, Insania ou Veonity. Plus Power Sympho’ ? Twilight Force. Plus viking dans l’âme ? Brothers Of Metal. Plus moderne ? Sabaton évidemment. Avec une chanteuse au lieu d’un chanteur ? On peut citer Metalite mais désormais un tout nouveau groupe du nom de Shadowborne qui se veut même plus épique.
Des dragons dans l’ère moderne
Premier album de Shadowborne, au vu du nom « Heaven’s Falling » et du contenu musical apporté par les différents titres, on sait d’emblée où le groupe veut nous emmener. Rien qu’à l’intro « Winter is Coming (Heims Advenit) », il est clair que le lore de Game Of Thrones est celui dans lequel Shadowborne puise son inspiration.
Après cette introduction épique, on est transportés par « High and Low » qui a fait office de premier single. Et quel single soit dit en passant, on retrouve les codes d’un morceau efficace pour le live, un refrain simple à retenir et à chanter, des synthés mélodiques, un ensemble avec la voix de la chanteuse qui rappelle Battle Beast mais interprété de manière plus guerrière avec les chœurs qui accompagnent et qui puisent des « Hey » à la fin.
Un Power Metal qui se veut épique au sein d’un univers fantaisie sombre ? C’est le cas. Mais Shadowborne s’inscrit parmi cette vibe moderne actuelle de la même façon que Battle Beast qui va jouer sur un aspect plus simple d’accès et grand public. On retrouve cette ambiance sur le titre suivant « Wolf and Queen » avec ses riffs massifs et ses rythmes balançant.
Cette atmosphère moderne se ressent parfaitement bien sur « Heaven’s Falling (Dragons’ Hymn) ». Ce titre éponyme porte bien son nom puisqu’il s’agit d’un véritable hymne intense qui chasse toute once d’obscurité. « Strangers to Myself » suit cette même logique où les fortes mélodies accrochent tout autant. Dans les deux cas, à l’inverse de Battle Beast, l’atmosphère épique prend un peu plus de place puisque, ne l’oublions pas, Game Of Thrones a sa place ici.
Shadowborne enrichie son album et varie les caractères d’un morceau à l’autre. « Custodians » se veut plus sombre et plus puissant tout en variant ses mélodies, empruntant un mode oriental qui se marie bien avec le côté épique. « Hold the Door » appuie, à part la référence culte de Game Of Thrones, une ambiance sombre et guerrière nous laissant imaginer lever notre épée pour en découdre.
En mélangeant toutes ces diverses sonorités, Shadowborne arrive à faire de « Raven » un morceau mystérieux passant de couplets sombres à un refrain convaincant et lumineux. Tout cet ensemble mène aux meilleurs morceaux de l’album avec l’hymne « The Wall » qui est véritable pépite par ses ambiances variées entre le refrain épique accentué de chœurs, ses mélodies et solos rapides dignes de Helloween. Toute cette positivité revient également sur le final « End of the World » qui ralentit le tempo et accentue l’émotion par une superposition de voix magnifiquement bien harmonisée.


